La liste de mes envies été 2015

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Les vacances approchent et je vais retomber avec délices dans l’un de mes travers préférés : lire pendant des heures.
 
Alors je partage la liste de mes envies que je stocke chez Amazon le grand satan et je piquerai dedans durant tout l’été. Merci aux pourvoyeurs : Isa, Erwann, Céline et Arno 😉
 
N’hésitez pas à faire part de vos suggestions en commentaires.
 
 
 
51d7bBUERpL._SX307_BO1,204,203,200_Ils ont miraculeusement survécu au carnage de la Grande Guerre, aux horreurs des tranchées. Albert, un employé modeste qui a tout perdu, et Edouard, un artiste flamboyant devenu une « gueule cassée », comprennent vite pourtant que leur pays ne veut plus d’eux. Désarmés, condamnés à l’exclusion, mais refusant de céder au découragement et à l’amertume, les deux hommes que le destin a réunis imaginent alors une escroquerie d’une audace inouïe… Fresque d’une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d’évocation, Au revoir là-haut est le grand roman de l’après-guerre de 14, de l’illusion de l’armistice, de l’État qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants. Dans l’atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose avec talent la grande tragédie de cette génération perdue.
 
LU : j’y suis allée à reculons, mais style et bonne histoire se conjuguent.
 
 
 
 

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A New York, dans les années quarante, un enfant regarde, à travers les barreaux du soupirail où il est enfermé, les chaussures des passants qui marchent sur le trottoir. Pauvre, sans autre protection que celle d’une mère excentrique, Claude Rawlings semble destiné à demeurer spectateur d’un monde inaccessible. Mais dans la chambre du fond, enseveli sous une montagne de vieux papiers, se trouve un petit piano désaccordé. En déchiffrant les secrets de son clavier, Claude va se découvrir lui-même : il est musicien. Ce livre est l’histoire d’un homme dont la vie est transfigurée par un don. Son voyage, à l’extrémité d’une route jalonnée de mille rencontres, amitiés, amours romantiques, le conduira dans les salons des riches et des puissants, jusqu’à Carnegie Hall…La musique, évidemment, est au centre du livre – musique classique, grave et morale, mais aussi le jazz, dont le rythme très contemporain fait entendre sa pulsation irrésistible d’un bout à l’autre du roman. Autour d’elle, en une vaste fresque foisonnante, Frank Conroy brosse le tableau fascinant, drôle, pittoresque et parfois cruel d’un New York en pleine mutation.

 
LU : captivant, mais une fin en queue de poisson.
 
 
 
 
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La promo 49, Don Carpenter Portland, 1949, portrait de groupe : Clyde, Sissy, Blaze et leurs camarades terminent le lycée. La vie s’égrène – une cuite, un bal, un examen raté, une virée à la mer. On rêve d’une fille, de popularité, d’avenir. Puis le réel, les accidents, les désirs contrariés, et rien ne sera plus pareil… Troquant l’insouciance contre la nécessité, il leur faut basculer vers l’âge adulte. Dans cet  » album  » doux-amer, Don Carpenter porte sur sa génération un regard empathique et lucide, et restitue, avec un remarquable sens de l’épure, la grâce précaire de la jeunesse.  » Des instantanés en noir et blanc, des petits riens saisis parce qu’ils changent tout. Carpenter a l’art de l’économie, une phrase suffit à dessiner le dehors et le dedans : « Il avait de l’acné sur le visage, le cou, la poitrine et de l’amertume dans le coeur ». » Libération

 
 
 
 
 

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Un acteur qui fuit les studios le temps d’un match de base-ball et une starlette qui déteste sa célébrité, des plages californiennes et des bars où l’alcool coule à flots, voilà Los Angeles et Eve. Eve qui promène au coeur de ce monde son insolente sensualité et le raconte avec beaucoup d’esprit et une superbe légèreté. Hédoniste et éternelle amoureuse, Eve Babitz possède une voix sans égale et nous entraîne à travers une ville frénétique comme un studio de cinéma et pétillante comme une coupe de champagne. Eve Babitz est une figure emblématique de la littérature de la côte Ouest, saluée par les plus grands écrivains contemporains de Joan Didion à Tom Robbins.

 
UN QUART LU : j’ai commencé et j’ai abandonné en cours de route. Je ne sais pas pourquoi.
 
 
 
 
 

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En 1974, Julie passe son été à Spirit-in-the-Wood, une colonie de vacances. Elle y rencontre un groupe de cinq adolescents qui se sont baptisés les «Intéressants» : Ethan, un surdoué des films d’animation ; Goodman et sa soeur Ash, jeunes New-Yorkais bien nés ; Jonah, le fils d’une célèbre chanteuse folk, icône de la contre-culture, et enfin Cathy qui rêve de devenir danseuse. Le roman suit leur vie pendant quarante ans. Ethan épousera Ash. Ensemble, ils connaîtront la réussite et les drames. Goodman devra faire face à la justice. Jonah se détournera de la musique. Et Julie ? Julie se cherchera pendant de longues années et racontera leur histoire à tous.

 
LU : à l’heure à laquelle j’écris, il me reste 20 pages. J’ai beaucoup aimé, mais je ne suis pas sûre que cela me reste en mémoire.
 
 
 
 
 
 
 
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A 20 ans, ils étaient punks. Et à 50, à quoi ressemble leur vie ? Virginie Despentes voyage à travers les classes sociales et les évolutions de la société française. Premier volume d’un roman-fleuve, le plus ambitieux de son auteure, qui vient de recevoir le Prix Anaïs Nin. Cette nouvelle année commence en exauçant l’un de nos voeux : on attendait depuis longtemps qu’un écrivain français signe un grand roman sur l’état de notre société, et Virginie Despentes l’a fait avec Vernon Subutex, son septième roman…

Punchlines, mots justes, humour au vitriol sont au rendez-vous d’un roman ultraserré, nerveux, dense, en forme de vrai-faux polar. (Nelly Kaprièlian – Les Inrocks, février 2015)
 
LU : oui, trois fois oui et le tome 1 et le tome 2. Mes préférés de l’été.
 
 
 
 
 

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De son père John Huston à sa liaison avec Jack Nicholson, de son métier de mannequin dans le Swinging London au Hollywood des années 70, Anjelica Huston dit tout dans des mémoires doux-amers…
Ce qu’il y a assez vite de jubilatoire à lire Suivez mon regard, c’est qu’il nous plonge dans le Swinging London et le New York et le Hollywood des années 1970, parmi une foule de gens tous plus extravagants et anticonformistes les uns que les autres… Il y a un endroit et un envers dans la vie d’Anjelica Huston, de quoi nous agacer et de quoi nous émouvoir : un côté face où tout arrive avec une facilité exaspérante pour cette enfant du sérail, mais un côté pile plus sombre, torturé, comme s’il y avait toujours un prix à payer. Sa mère, plus ou moins dépressive depuis que son mari a fini par la quitter, se tue dans un accident de voiture à la fin des années 60, alors qu’Anjelica n’a que 18 ans… Reste une vie hors norme, parce qu’elle est née du bon côté au bon moment – quand Hollywood était encore une fête.
 
 
 
 
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Julia Kristeva :« Nous sommes un couple formé de deux étrangers. Notre différence nationale souligne encore mieux une évidence qu’on se dissimule souvent : l’homme et la femme sont des étrangers l’un à l’autre. Or le couple qui assume la liberté de ces deux étrangers peut devenir un véritable champ de bataille. D’où la nécessité d’harmoniser. La fidélité est une sorte d’harmonisation de l’étrangeté. Si vous permettez que l’autre soit aussi étranger que vous-même, l’harmonie revient. Les « couacs » se transforment alors en éléments de la symphonie. »

 
 
 
 
 
 
 

51JVGy1-1AL._SX339_BO1,204,203,200_C’est l’été, la saison préférée de Blanca. Après le décès de sa mère, elle quitte Barcelone pour s’installer dans la maison de vacances familiale de Cadaqués. Sur cette terre riche des souvenirs de son enfance, sous le soleil de la Méditerranée, elle cherche l’apaisement. Mais elle ne part pas seule, une troupe disparate et invraisemblable l’accompagne : ses deux ex-maris, les fils qu’elle a eus d’eux, ses amies Sofía et Elisa, son amant Santi et, bien entendu, sa mère défunte, à qui elle ne cesse de parler par-delà la mort, tant cette disparition lui semble difficile et inacceptable. Les baignades, les promenades en bateau et les siestes dans le hamac vont se succéder, tout comme ces longs dîners estivaux au cours desquels les paroles s’échangent aussi facilement que les joints ou les amours. Les souvenirs affleurent alors, faisant s’entrelacer passé et présent. Blanca repense à cette mère fantasque, intellectuelle libre et exigeante, qu’elle a tant aimée et tant détestée. Elle lui écrit mentalement une lettre silencieuse et intense dans laquelle elle essaie de faire le bilan le plus honnête de leur relation douloureusement complexe. Elle lui dit avec ses mots tendres, drôles et poignants que face à la mort elle choisit l’élégance, la légèreté, la vie. Elle lui dit qu’elle choisit l’été et Cadaqués car elle sait que ça aussi, ça passera.
 
LU : je crois que plus j’y réfléchis, plus j’ai adoré ce livre. Le sujet d’abord, mais aussi un style fluide, sans esbrouffe, mais efficace. Je recommande.
 
 
 
 
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Car, à l’image de ses personnages, Daphné du Maurier cultivait le secret et le trouble : issue d’une famille d’artistes, elle doit affronter son père, célèbre acteur de l’époque, et son grand-père, romancier et ami d’Henry James, pour réaliser son désir d’écrire dans la pudique Angleterre victorienne. Un désir qu’elle accomplira en s’affranchissant de sa famille et en exprimant toute l’ambiguïté de sa personnalité au fil de romans qui sont autant de chefs-d’oeuvre. De Mayfair à Kilmarth, la maison du bord de l’océan, en passant par Menabilly, manoir de Cornouailles pour lequel la romancière nourrissait une passion dévorante, Tatiana de Rosnay, elle-même d’origine anglaise, s’est littéralement mise dans la peau de Daphné du Maurier. Plus qu’une simple biographie, son livre est une rencontre où s’opère toute la magie du roman : Manderley for ever.

 
LU : l’histoire est belle, très intéressante, mais j’ai trouvé ça un peu plat.
 
 
 
 

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La Princesse Natalie Paley est la petite-fille du tsar Alexandre II. Hantée par le souvenir de la mort qui la poursuivra toute sa vie, Natalie s’est réfugiée dans un monde où seul l’imaginaire importait. Elle réunissait toutes les qualités : beauté, esprit, singularité, indépendance, cosmopolitisme. Elle devint naturellement l’une des figures de proue de la vie culturelle et mondaine de l’entre-deux guerres, où de Saint-Pétersbourg à New York, en passant par Paris, Venise, Salzbourg et Hollywood, elle croise Marie-Laure de Noailles, Luchino Visconti, Coco Chanel, George Cukor, Colette ou Marlène Dietrich… Cette biographie retrace un destin émouvant et hors du commun : une enfance saccagée, deux mariages (avec le couturier Lucien Lelong puis avec le producteur de Broadway John Chapman Wilson), une étonnante carrière de mannequin et d’actrice et des passions orageuses avec le danseur Serge Lifar et des écrivains comme Paul Morand, Antoine de Saint-Exupéry, Erich Maria Remarque ou Jean Cocteau, avec qui elle s’adonne aux plaisirs de l’opium. Une existence tourmentée où fastes et cauchemars, défaillances et élans se côtoyèrent avec une intensité peu commune.

 
 
 
 
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Great Falls, Montana, 1960. Dell Parsons a 15 ans lorsque ses parents braquent une banque, avec le fol espoir de rembourser un créancier menaçant. Mais le hold-up échoue, les parents sont arrêtés. Dell doit choisir entre la fuite et l’orphelinat. Il traverse la frontière et trouve refuge dans un village du Saskatchewan, au Canada. Arthur Remlinger, le propriétaire d’un petit hôtel, le prend alors à son service. Charismatique, mystérieux, Remlinger est aussi recherché aux États-Unis… C’est la fin de l’innocence pour Dell. Dans l’ombre de Remlinger, au sein d’une nature sauvage et d’hommes pour qui seule compte la force brutale, il cherche son propre chemin. Canada est le récit de ces années qui l’ont marqué à jamais.

 
 
 
 
 
 

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Le fukú, malédiction ancestrale, n’épargne personne. Pas même Oscar, jeune dominicain américain, obèse et solitaire, qui préfère la science-fiction à l’âpreté du véritable monde. Entre l’île de Saint-Domingue et le New Jersey, dans l’ombre brisée de ses aïeux, la vie d’Oscar s’écrit, fulgurante et désastreuse. « Un roman qui se lit les cheveux dressés sur la tête, les yeux hallucinés par un style qui vous saute à la figure comme un faisceau de pétards. » Astrid Eliard, Le Figaro Littéraire

 
 
 
 
 
 
 
 

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« Personne ne veut voir ses problèmes résolus. Ses égarements, ses histoires réglées, sa vie débarrassée de ses merdes. Sinon, que resterait-il à tout un chacun ? Rien que l’inconnu, ce vaste inconnu qui fiche la trouille.  » Tender Branson est bien placé pour le dire. Il est le dernier survivant d’une secte d’allumés et il navigue seul, après l’avoir détourné, dans un Boeing 747 mis en pilotage automatique à 13 000 mètres d’altitude. Destination l’Australie et le crash assuré. Plus que sept heures de vol à vivre pour raconter à la boîte noire ses incroyables secrets. Quelques litres de kérosène avant de finir éclaté en milliards de petits débris… Un roman imprévisible, inoubliable et un sommet de l’humour sauvage qui confirme Chuck Palahniuk comme l’un des écrivains de fiction les plus originaux du moment.

 
 
 
 
 
 

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Marjorie aime tout ce qui va vite – fast food, fast cars. Lamont, son amoureux, partage son goût pour les bolides ; Natalie, son amante, est serveuse dans un diner. Lors d’une virée sur la Route 66, ce trio diabolique bascule dans la grande délinquance : un hold-up qui tourne mal, un braquage qui se transforme en tuerie… Depuis le couloir de la mort, Marjorie raconte et se souvient. « Un jour il sera aussi naturel de citer Stewart O’Nan parmis les monstres sacrés de la littérature américaine qu’aujourd’hui Henry Miller, William Styron ou Philip Roth » L’express.

 
 
 
 
 
 
 
 

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La famille Lambert est une famille comme les autres : derrière son apparente bonhomie se cachent des désirs parfois inavouables… De déchirures en réconciliations, Enid, Alfred et leurs trois enfants tentent de donner un sens à leurs contradictions. Et si on ne naissait que pour corriger les erreurs de ses parents ? Un roman-fleuve à l’humour féroce, dont la puissance balaye tout sur son passage.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 

2 commentaires sur “La liste de mes envies été 2015

  1. Grand merci, j’avais oublié que l’été pouvait être celui de la lecture, pour soi. J’en étais réduite à mon parcours familial obligé… Je prends dans la liste et vais profiter de ces moments.

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