Plaidoyer pour une bobo (avant qu’elle ne se lasse)

A young Donald Trump, left, is pictured with his mother and father and siblings Maryanne and Fred junior
A young Donald Trump, left, is pictured with his mother and mother and siblings Maryanne and Fred junior

(Texte certifié avec des gros morceaux de provoc, caricatures, raccourcis dedans. Vous pouvez sortir la batte de base-ball, j’ai mon casque)

« On vous a bien niqués ! »

C’est en substance ce que nous disent les électeurs de Trump. Il a été élu. Deal with it. C’est la victoire du petit blanc de banlieue, périphérie urbaine, territoire rural aidé par 30% de latinos et probablement par l’abstention de certains afro-américains (ou par le système « voters suppression », merci @Juliette_Robert). C’est la victoire de la classe sociale non pas la plus basse, mais celle juste au dessus qui a la peur au ventre de perdre le peu qu’il lui reste. C’est la victoire de ceux qui ne supportent plus rien, de ceux qui veulent des solutions radicales et un bouc émissaire.

Ça fait des années qu’on nous explique que ça ne va pas de ce côté-là, qu’il faut se méfier, qu’il faut faire quelque chose, vœux pieux vite exprimés, vite oubliés. Et voilà, ils ont niqué tout le monde aux Etats-Unis : la culture et les médias, les influents et les raisonnables, les sondages et les systèmes politiques. Ils ont élu un type qui a planté je ne sais pas combien de boîtes, qui ne sait pas ce qu’il raconte la plupart du temps, qui n’a jamais été élu et qui par conséquent ne sait même pas comment ça marche. C’est comme s’ils avaient élu un plombier à la tête de l’armée qui braille qu’il va gagner la guerre. C’est fou parce que « 18% des électeurs de Trump considèrent que celui-ci n’a pas les compétences suffisantes pour être président ». Sans déconner ?!

On a eu droit évidemment au couplet « mais il faut les comprendre, ils sont désespérés, ils ont ras le bol, il faut échanger, changer les choses, être plus solidaires avec ces gens-là, gnagnagna. Ça fait des années qu’on nous demande de comprendre des gens qui ne réfléchissent pas (soi disant). J’aurais largement préféré qu’on nous demande d’appréhender pourquoi ils ne réfléchissent plus, ce n’est pas la même chose. Encore maintenant faut que je me creuse les méninges à leur place (accessoirement on notera la condescendance que ça suppose : toi y’en a pas réfléchir, moi faire à ta place. Toi y’en à être reptilien, moi être créature sophistiquée. Faudrait peut-être arrêter le mépris, ils sont dotés d’un cerveau, non ?)

Alors je vais poser la question qui fâche : au nom de quoi ?

Déplaçons-nous en France, regardons qui nous disqualifie grosso modo :

Nous avons donc le même foyer qu’aux Etats-Unis – c’est bien pour ça que cette saloperie de Breitbart News veut débarquer ici – ce petit blanc proclamé Français de souche ou approchant, ne supportant plus l’immigration, qui ne veut plus de l’Europe, qui veut sa bagnole et payer moins d’impôts, qui veut bien payer pour voir un nationalisme triomphant soit un vote FN. Nous avons une droite décomplexée qui décline et recul de l’État et refus de l’immigration et qui fustige à longueur de temps l’irresponsabilité des socialistes (qui n’en gardent que le nom). Nous avons une gauche (on a pas parlé du PS) qui bastonne le système à longueur de journée, promettant de renverser elle aussi la table face à des puissances agissant en sous-marin ce que historiquement elle n’a jamais réussi à faire à moins qu’on considère que devenir le système lui-même est attractif. En observateurs, nous avons les médias qui se bouchent le nez pour la plupart, mais faut bien vivre, et qui invitent toutes les déclinaisons politiques possibles répondant à ce foyer. On ne parle plus qu’à eux en apparence. Nous noterons la stratégie de Marine Le Pen depuis quelques temps, tout le monde fait le job à sa place.

En face : les bobos.

Nous avons une particularité, nous réussissons le prodige d’être incendiés par tout ce petit monde. De temps en temps j’aimerais qu’on salue cet exploit, c’est compliqué de faire l’unanimité en ce moment. Alors on pourrait imaginer que nous sommes des êtres très cruels qui souhaitons l’éradication d’une catégorie ou vouloir nous en foutre plein les poches, je veux dire, quelque chose qui serait vraiment dégueulasse. Ben non. Les bobos veulent conserver leur confort, mais tiennent à ce que le plus de monde possible en profite.

Et ça c’est vraiment écoeurant, tu vois. C’est insupportable, c’est irresponsable.

Pardon.

Je m’en prends plein la gueule parce que je suis une bobo, je le constate à chaque fois que j’ouvre ma gueule en politique et je réussis à chaque fois à me faire crier dessus par toutes les catégories ci-dessus nommées. Ça ne va jamais.

Le bobo est au centre, le bobo est compromis raisonnable ; le bobo est neuneu, le bobo est dérangement insensé.

Le foyer évoqué plus haut est compris par ceux qui votent à droite, enfin ils font bien semblant, ils veulent juste que ça ne touche pas trop à leurs intérêts donc ils bricolent un arrangement. Il est également compris par ceux qui votent à gauche du PS, mais c’est ballot, ils ne sont pas entendus à cause du sujet qui fâche, les migrants ou les impôts on ne sait pas trop. Les bobos ne les comprennent pas parce qu’ils savent que leur raisonnement n’est pas une solution à long terme sans déclencher de catastrophe, mais ils n’ont aucune solution immédiate.

Parce qu’ils ne savent plus pour qui voter. On peut en parler de ça ?

Prenons un exemple au hasard : moi.

Je suis une connasse parce que je vote à gauche, prise en sandwich, le quadruple cheese, entre « le petit peuple d’en bas enfin pas trop en bas juste au dessus » qui vote FN ou assimilés, ceux qui ne se déplacent plus, la gauche de la gauche du PS et le peuple de droite. Je suis une neuneu parce que ou je ne comprends rien au danger de l’immigration et aux avantages incontestables du nationalisme ou je ne comprends rien aux enjeux économiques qui consistent à penser que l’État doit reculer et qu’on doit travailler plus. Je suis une neuneu parce que je pense que c’est de notre devoir d’accueillir des migrants et que je suis pour la baisse du temps de travail parce que je ne vois pas d’autres solutions à long terme pour que tout le monde bosse. Je ne crois plus au plein emploi, ce mirage venu de temps anciens. Je suis une neuneu parce que je ne veux pas non plus voter pour un système d’extrême-gauche que je trouve « sanctionnaire ». Je suis une neuneu parce que je vote par conviction au premier tour et que je vote efficace au second.

Tu vois, je suis assez con pour voter depuis 20 ans au delà de moi. Parce que c’est ça les bobos. On vote pas que pour nous, on vote pour que ça soit vivable, voire agréable pour tout le monde. Je suis raisonnable.

Je suis con comme un balai.

Je suis con comme un balai parce que je suis une bobo. On utilise souvent ce mot pour qualifier des bourgeois bohème de gauche en sachant qu’il existe cette même catégorie qui vote à droite. Mais quand ça vote à droite, ça a le mérite de respecter sa classe, tu vas pas et barboter dans le confort et vouloir être partageur ! Tu ne peux pas être sympa, c’est indécent. Comme dit Michèle « bobo » est un mot bien pratique pour ne plus parler de bourgeoisie. Ça disqualifie d’entrée de jeu, « bobo » c’est aussi une blessure. La dite bourgeoisie qui a grandement contribué pour une partie d’entre elle a instauré des droits sociaux. Une bourgeoisie empathique. Bon, on me dira que l’enfer est pavé de bonnes intentions, je le reconnais bien volontiers.

Je ne sais pas pour qui je vais voter. Je fais des billards à trois bandes théoriques, je me torture le cerveau pour savoir ce que je dois faire pendant qu’à côté, ça ne réfléchit plus.

Mais au nom de quoi devrais-je continuer ?

Quand je lis Cambadélis qui « m’engueule » le jour de la victoire de Trump : « La Gauche est prévenue ! Continuons nos enfantillages irresponsables et ça sera Marine Le Pen », j’ai envie de lui dire va te faire foutre comme un électeur trumpiste. Là, je le comprends.

J’ai quoi comme solution ? Entre EELV qui part en cacahuètes, le PS qui m’a vendu le discours du Bourget pour mieux le trahir, m’a fait le coup de la déchéance de nationalité (ceci étant si Hollande a vraiment voulu pulvériser le sujet pour la présidentielle par un savant calcul, constatons-le : il a réussi, c’est un non sujet en ce moment, vous avez remarqué ? Merci Michèle) et m’achève avec son fichier des CNI, Bayrou qui s’acoquine avec Juppé, je fais comment ?

Pourquoi je devrais continuer à réfléchir et comprendre des gens qui pensent sincèrement qu’une dynastie de St Cloud pétée de tunes va vraiment les sauver ? Une dynastie qui n’a pas la moindre idée de ce que vivent ses électeurs mais qui les enfume à longueur de journée en pointant du doigt un système dont ils font intégralement partie et les étrangers, et l’Europe (qui leur fournit l’argent de poche) et l’État et l’UMPS et surtout les bobos.

Faisons un point sur ma situation.

-Je suis immigrée européenne de troisième génération, autant dire française de souche comme ils aiment se gargariser.
-Je fais partie des CSP + , des fameux 10% des Français les plus riches (ça me laisse toujours pantoise vu les problèmes que je peux rencontrer, c’est dire si je peux être consciente des galères d’en bas).
-Je suis issue de la bourgeoisie.
-Je suis blanche.
-Je suis hétérosexuelle.
-Je suis catholique d’environnement.

Jusque là tout va bien, c’est après que ça se gâte.

-Je vote à gauche (enfin je croyais)
-Je suis une bobo.

Ces deux points peuvent être changés, les autres c’est plus compliqué.

Le PS, t’as intérêt à débarquer avec une idée forte pour me convaincre de m’embarquer avec toi parce que sinon je peux décréter que j’en ai rien à branler. Je peux décider de voter sans complexes pour un type avec un casier judiciaire. La lumière aujourd’hui vient d’un homme qui a été condamné pour avoir été le centre et non pas la victime unilatérale, d’un système illégal de financement de son parti politique. Alleluia (spéciale dédicace à Léonard) ! On en connait certains qui rencontrent quelques difficultés judiciaires pour la même raison. Nicolas, si tu me lis…

« Le 30 janvier 2004, il est condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à 18 mois de prison avec sursis et dix ans d’inéligibilité. La cour juge qu’il a « délibérément recouru à des arrangements illégaux » pour favoriser son parti, que la nature des faits était « contraire à la volonté générale exprimée par la loi » et qu’il avait « trompé la confiance du peuple souverain ». La condamnation est inscrite à son casier judiciaire. Juppé interjette un appel suspensif. La cour d’appel réduit la condamnation à 14 mois de prison avec sursis (un président de la République condamné à 14 mois de prison !), mais, surtout, elle ramène l’inéligibilité à un an. Ce qui n’obère pas sa carrière politique. » (source blog Médiapart)

Une vendeuse de H&M doit fournir un casier judiciaire vierge et notre probable futur Président a été condamné à de la prison et ça passe crème. Et c’est encore moi la neuneu ?!

Je peux aussi décider de rester dans mon canapé parce qu’après tout, qu’est-ce que tu veux que ça change pour moi ? J’ai la qualification, le réseau, la classe sociale. Il faut que je comprenne en plus ceux qui ne se déplacent plus, il faut que je respecte l’abstention. Ha bon ? Donc moi je me casse le cul à faire le job, à limiter la casse et il faut que je sois aussi bienveillante avec ceux qui restent chez eux le dimanche. Dites donc, ça en fait du monde qui demande à bénéficier de mon empathie. Je peux même prétendre continuer de voter à gauche et en loucedé voter à droite. ce serait vraiment moche, mais personne ne le saurait. Je suis convaincue que certains le font.

Et si je pensais à moi, mes privilèges de classe, de naissance ? Et si je votais pour l’un de ceux qui veut absolument vous faire bosser plus alors que la plupart d’entre vous sont légèrement au dessus du smic ? Ha c’est sûr vous auriez une légère augmentation de salaire et puis vous allez payer moins d’impôts. Ça c’est au début. Après quand on aura bien démonté le système social et qu’il faudra financer votre sécu, je suis pas sûre que vous allez encore vous en sortir. Tous ces gens de droite qui vous expliquent que c’est formidable bossent déjà plus de 39 heures, ils s’en branlent que toi la petite employée ou toi l’ouvrier qualifié, tu ailles te casser un peu plus la santé. D’ailleurs le compte pénibilité, ils n’en veulent pas ! Quand l’État n’interviendra plus pour empêcher la fermeture de votre boîte et que vous allez vous retrouver au chômage et qu’il vous faudra fissa fissa accepter n’importe quel job sous peine d’être radiés, vous allez dire quoi ? Je vous suggère de lire le paragraphe du programme FN consacré à cette idée, ils veulent faire pareil.

Est-ce que vous réalisez que ma vie serait grandement facilitée si je votais à droite ?

J’aimerais de temps en temps qu’on ait la même empathie vis à vis des bobos que celle qu’on développe pour ceux qui ont soi disant cessé de réfléchir. Ha c’est sûr, sur le papier on est pas à plaindre. Comme dit Michèle, les bobos ne sont plus dominants idéologiquement ou politiquement parlant, y’a qu’à voir le triomphe du politiquement incorrect, non, nous dominons par la culture. Elle explique très bien que schématiquement 30% de la population est l’alpha et l’oméga de ce qui est acceptable culturellement au détriment de 70% de la population qui kiffe Jean-Pierre Pernaut, Michel Sardou et Plus belle la vie. Michelle pense que c’est là que ça commence, que la condescendance commence et que pour rendre les choses plus supportables, il serait largement temps que nous accueillons sans mépris ce que « les gens » aiment en réalité. Si on avait réussi à faire ça peut-être que nous n’en serions pas là… Ça c’est peut-être aussi un début d’explication.

Ils ne supportent plus les gens qui en savent plus qu’eux, les journalistes, les intellos, les gens qui leur parlent de solutions complexes alors que rien ne change pour ce foyer, ils supportent encore moins les gens qui en savent plus qu’eux et leur font savoir (et je me mets dans le lot) alors ils préfèrent croire quelqu’un qui les enfume, mais qui leur donne l’illusion de ne pas les mépriser. Soit.

Il n’en reste pas moins que nous essayons de limiter la casse pour ceux qui ne nous supportent plus. Plus maso, je vois pas.

En vérité, je vous le dis, le jour où les bobos en auront marre de s’en prendre plein la tronche et décideront de voter pour leur gueule, le jour où nous déciderons de rejoindre nos copains bobos de droite, il n’y aura plus grand monde pour penser à vous, ceux qui ont décidé qu’après eux, le déluge… Regardez-les ces candidats de droite qui font semblants d’être proches de vous pour mieux vous entuber à la sortie.

Historiquement, des courants comme le vôtre et j’entends par là ce foyer qui a décidé de voter populiste, ont toujours fini par perdre et de tous temps, la bourgeoisie s’en est toujours sortie… Trump est issu d’une famille riche à crever, Marine Le Pen fait factuellement partie de la haute bourgeoisie. Juppé, Sarkozy des bourgeois aussi. Macron pareil. Hollande moyenne bourgeoisie. Mélenchon petite bourgeoisie, celle que tu détestes, celle des fonctionnaires. Tu peux te tourner de tous les côtés, tu es cerné par ceux que tu détestes et qui te le rendent parfois bien. Tu crois vraiment que l’un d’entre eux va pulvériser sa classe pour toi ?

Et si, sans être d’accord avec nous, tu te rappelais qu’on ne te veut que du bien (bon t’as le droit de trouver ça suspect c’est pas commun je le reconnais) et que oui, parfois on s’y prend mal ? Et si tu arrêtais de nous cracher à la gueule ? On est pas en train de te dire que tout est parfait, on essaye de préserver tout le monde. C’est peut-être là notre erreur magistrale. À trop vouloir ménager la chèvre et le chou, ça nous pète à la figure. Auquel cas, le mouvement naturel sera de protéger nos propres intérêts. La bourgeoisie de gauche ou de droite l’a toujours fait en cas de déroute et en définitive, encore et toujours c’est toi qui perdras…

Et ce sera à notre tour de vous dire :

« On vous a bien niqués »

Creuse-toi les méninges toi aussi et prend une décision ni émotionnelle ni viscérale, mais réfléchie et cohérente avec tes intérêts à long terme. Pas une décision au dernier moment mue par l’impulsivité. Peu importe ton choix même si ça reste FN, mais arrête de faire croire que tu ne réfléchis pas, on pourra peut-être commencer à discuter. Et discuter c’est toujours le début d’une solution pour tout le monde. Je suis peut-être une bobo, mais je ne suis pas encore complètement demeurée.

Alors respecte-moi. Respecte-nous. Et à nous d’arrêter d’être condescendants.

MAJ du 14 novembre.

J’ai entendu certaines remarques, mais je ne vais pas changer mon texte, ce serait malhonnête. J’ai fait de toutes petites modifications au fur et à mesure. Le fait de discuter me travaille. J’aimerais bien rencontrer des électeurs du FN qui correspondent à ce foyer. Pour discuter. Pour voir si on peut arriver à mieux se comprendre. Ça ne changera peut-être rien, mais finalement le discours ambiant c’est qu’on n’a pas assez fait attention aux électeurs de Trump. On peut peut-être éviter de refaire la même chose ici. Si tu me lis, mon mail est dans à propos.

Un énorme merci à Isabelle et Michèle, lectrices préalables de ce texte pour leurs réflexions pertinentes et leur aide.

MAJ @_Swayb me signale la plateforme participative de J-L Melenchon. À voir le programme qui en découlera.

10 commentaires sur “Plaidoyer pour une bobo (avant qu’elle ne se lasse)

  1. En vérité, je vous le dis, le jour où les bobos en auront marre de s’en prendre plein la tronche et décideront de voter pour leur gueule, le jour où nous déciderons de rejoindre nos copains bobos de droite, il n’y aura plus grand monde pour penser à vous, ceux qui ont décidé qu’après eux, le déluge…

    très vrai

  2. aah mais il faudrait ériger des statuts à ces bobos, cette catégorie de personne éminemment intellectuellement et culturellement supérieure qui se sacrifient pour les autres en votant à gauche pour le bien de la collectivité….

    Je n’aime pas beaucoup le second degrés, mais ça me démangeait un peu, disons que ça me permet de dire sur le ton de l’humour que je trouve qu’il y a beaucoup de condescendance dans ce texte

    Moi je ne vote plus

    Jugez moi

    1. Non pas de souci 🙂

      Tu n’es pas le seul (la seule) à me l’avoir dit et je comprends carrément.

      Disons que je ne suis pas à l’aise avec ce que je dis dans ce billet. Ca m’a été dit d’ailleurs : » merci d’avoir exprimé ce dont j’ai honte »

      Ce que je veux dire c’est que je suis pas très fière de dire tout ça. Mais j’ai une sale manie : écris quand ça devient gênant, écris sur ce dont tu as honte. Question justement de travailler dessus.

      Je ne sais pas si je suis claire.

  3. Bonjour,
    Cela fait quelques mois que je vous lis (depuis « j’ai peur de glisser » qui m’a tellement parlé) et j’apprécie toujours autant votre finesse, et pourtant j’ai toujours voté, et voté à droite (j’ai faux ? ;-).
    Mais là, je ne sais plus. Pour être honnête, j’ai même peur d’être tentée par la droite de la droite. Honte à moi, je l’ai fait une fois quand j’étais jeune (la belle excuse) j’en ai encore honte et l’idée m’effleure encore pourtant !
    Et j’ai découvert ce matin par hasard le mouvement « La primaire des Français ». Je ne sais pas ce que ça vaut, mais il y aurait comme une lueur d’espoir. Des gens de terrain, qui agissent et pas uniquement pour leur intérêt propre. Auront-ils juste assez de poids face aux mastodontes ??

    1. Bonjour. Désolée d’avoir mis autant de temps à vous répondre, la période est un peu compliquée.

      Non vous avez parfaitement le droit d’être à droite, hahaha ! Je suis cernée par les gens de droite dans mon entourage 😉 C’est des gens très bien. Pr la tentation de l’extrême-droite, que vous dire que vous ne savez pas déjà ? Ce sont des solutions bien simplistes qu’ils proposent.

      Pour la primaire des Français, je ne connaissais pas. Merci pour l’info 🙂
      Pour ma part j’ai découvert Yannick Jadot hier soir et ce fut une jolie surprise.

  4. Bonjour,

    Je découvre votre blog aujourd’hui. Sans être d’accord avec tout ce que vous dites (ce ne serait pas drôle sinon) j’aime votre façon de vous / nous interroger.
    Merci pour ce moment 🙂

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