Dix ans d’écriture

© J. ROBERT NRF
© J. ROBERT NRF

2017, c’est mes dix ans de blogging. 10 ans ! Je triche, la date de départ c’est le 15 octobre 2007 très exactement, mais voilà, j’y pense depuis un moment. 10 ans de blogging et la révélation, une quête enfin terminée, trouver ma meilleure manière de négocier avec le monde.

Les deux mantras :

– « Je ne peux pas ne pas écrire. C’est un besoin organique. SI je n’écris pas, je suis malade, c’est pour moi une sorte de procédé d’élimination ». Romain Gary.

– « Écris quand ça devient gênant » Olivier Ravard. Bon après 7 ans de ce mantra-là, Olivier a fini par me dire qu’il avait enfin retrouvé la citation initiale :

-« Write hard and clear about what hurts ». Ernest Hemingway.

Précision, un mantra ne suppose pas l’accomplissement systématique de ce qu’il énonce…

Statistiques :

390 billets publiés. Voire plus, j’en ai perdu en chemin. 27 en brouillons qui le resteront, les choses jamais dites ou différemment.

108 sur la société, 110 sur moi et/ou les enfants (ouf j’ai eu peur de me retrouver avec 250 articles Me, myself and I), 86 sur la musique, 12 de ma série « Les Danaïdes » et 30 pour la série « Des rencontres et des humains ». Cette série là commencée en 2008 (il en manque un, dépublié depuis), je vais la reprendre un de ces quatre. Il y a eu aussi le roman dépublié également depuis aussi. Les seules traces sont dans la playlist Heaven can wait.

Premier article publié « Mon pull et moi », enfin je crois. Il y a eu aussi « H (comme je Hais) & M (ce Magasin) », « Mon divorce », « Un grand moment de solitude » ou « De la philosophie Spearsienne », Spears comme Britney donc. Je faisais dans le sujet de fond à l’époque ahem.

Mes plus gros succès (étude extrêmement poussée réalisée sous contrôle d’huissier à base de statistiques et de souvenirs):

-« La cocaïne sera le poison de l’homme blanc » : celui-là, il a duré, duré. Pendant des années j’ai eu des commentaires d’âmes perdues.

-« Warhol killed the revolution »

Je hais Édith Piaf » (pareil il dure encore c’est incroyable)

-« De guerre lasse quitter l’Église catholique » (il revient régulièrement)

-« Pourquoi Solange tape sur les nerfs des gens à ce point-là ? »

– » Le doute. J’ai peur de glisser »

« Punk is dead ».

-La surprise en regardant les statistiques : « Liberté, égalité, fraternité »

J’ai tellement déménagé que j’ai perdu et commentaires et likes. Je n’écris plus de la même façon. Dieu merci. J’ai incontestablement progressé même si je continue à faire les éternelles mêmes fautes d’accords et de grammaire. Virginie me dit que mes erreurs sont drôles parce qu’elles changent le sens des phrases, comme des lapsus. Ça me convient, ça me ressemble.

J’avais beaucoup à dire, cela devient plus rare. Le roman dont on me parle régulièrement ? Je n’ai pas d’idées. Je suis peut-être juste une blogueuse perso et je sais que c’est passé de mode, je suis une has been : je les ai tous vus arrêter les uns après les autres. J’ai la chance d’avoir une audience fidèle ; j’essaye de ne pas la lasser. Mais il faut dire ce qui est, les sujets se tarissent. Je n’écris plus autant sur les enfants, ils ont grandi, ont droit à une vie privée. Quand j’ai commencé Charlotte avait 8 ans, elle va en avoir 18, Baptiste avait 4 ans, c’est devenu un jeune homme, leur enfance a défilé en ces murs, vous les avez vus grandir, est-ce que c’est pas dingue ?! Et moi que reste-t-il à dire ? Le spectaculaire a déjà été écrit, il reste le minuscule, la toute petite faille. C’est un entonnoir, j’ai déversé l’immense et je pars en quête de l’infime.

Sur plus de 400 billets publiés que reste-t-il dont je puisse être vraiment fière ? Pas grand chose. Si on s’en réfère à la règle des 10%, ça ferait 40 textes à retenir, le reste n’est que chutes de papier. On m’a dit et j’ai adoré ça que j’écrivais comme du Claude Sautet : le temps qui passe et les choses de la vie. Ça c’est mon truc.

J’allais faire deux bilans et j’ai réalisé en fabriquant la playlist de ce blog (tous les morceaux utilisés depuis que j’ai commencé même si j’en ai perdus plein) que c’était un peu plus compliqué que ça. Il faut que j’y réfléchisse.

Si on m’avait dit un jour que j’écrirai et que je serai lue, j’aurais eu un grand sourire en me disant c’est bien, ma vie aura eu un tout petit sens.

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