5 commentaires


  1. ·

    Écrire soigne et exorcise.
    Coucher ses questionnements et ses doutes est déjà une forme de réponse qui parfois, est suffisante et qui dans tous les cas, décharge et apaise.
    Mais il faut écrire et le vivre pour le savoir !
    Pour les infos je suis comme toi. Je les évite. Je les fuis. Les mauvaises nouvelles m’atteindront toujours assez tôt, malheureusement. Les images auxquelles je ne parviens pas à échapper me torturent trop longtemps après : pourquoi voudrais-je m’y exposer volontairement ??
    On sait ce qui se passe. Et on sait aussi qu’il se passe des milliers d’autres choses dans le monde, dont des choses très belles. Les « infos » ne relayent vraiment que ce que notre monde a produit de pire. Et pour ma part je refuse de subir cette orientation mortifère.
    J’ai fait il y a longtemps le choix de la vie, des belles choses et du positif. Et je crois que toi aussi 🙂
    Bravo pour ce texte intelligent et sensible.
    Bisous !

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    1. Catnatt
      ·

      Oui il faut trouver le bon compromis entre la recherche du positif et une lucidité éclairée. Pas si simple 😉

      Merci pour ton commentaire Isa <3


  2. ·

    Bonjour Nathalie,

    J’ai lu avec plaisir ton billet et celui du doute aussi (avec un peu de retard semble-t-il)

    Hélas je suis très majoritairement d’accord avec ton analyse : dramatisation de l’info, polémisation, simplification…

    Oui, nous, lecteurs y sommes pour beaucoup, comme je l’ai écrit dans mon billet « Désinformation et rumeur : nous sommes notre pire ennemi ! ». C’est une excellente question à se poser en effet, que faisons-nous quand nous sommes seuls ? Cela me rappelle la question de la morale kantienne: que faisons-nous quand il n’y a pas de risque de sanction ? Si c’est le gendarme qui nous motive à agir bien, alors c’est tout sauf un comportement moral.

    Mais, il faut aussi prendre en compte nos besoins pluriels cf un autre billet « il faut répondre aux besoins pluriels des lecteurs ». Ni le divertissement ni le fait divers ne sont sales, de même que « la bonne culture n’existe pas ». Tout est question de proportion, de mesure, d’équilibre. Nous avons besoin de social, de plaisir, de pratique et aussi, de sens, tous autant que nous sommes, mais à des degrés et avec des modalités différents.

    Parfois c’est notre fainéantise intellectuelle, notre éducation réconfortante ou notre vanité aussi qui nous font prendre des raccourcis idiots (je me suis fait tout seul, quand on veut, on peut etc.)

    Parfois c’est simplement le manque de clés de compréhension, de décryptage : il faut se garder de mépriser l’ignorance. C’est l’arrogance, le demi-sot qui croît savoir et ne sait rien qu’on peut railler. Sans oublier de s’inclure le plus souvent dans le lot ^^

    Chercher un lieu d’information totalement rationnel est à mon avis une erreur. ça, la machine le fait très bien, et serait le pire des système : atroce dictateur froid. Mais il faut tout autant redouter en effet la « contagion émotionnelle » de Jung. Equilibre, tâtonnements, encore une fois, avec risque d’erreur certes, mais on appelle cela l’humanité. ^^

    Il existe des outils pour mieux s’informer : je ne l’ai jamais été aussi bien qu’aujourd’hui (listes Twitter, agrégateurs de flux RSS, recherche par mots clés…). Et surtout, comme tu le dis : éducation, instruction, culture gé pour développer l’esprit critique. On n’a jamais eu autant besoin de lire des livres intemporels pour comprendre notre temps.

    Je crois toutefois que les médias ne sont pas exempts de responsabilité non plus, à tomber dans la facilité ou l’affolement. Mais plus que tout, le facteur macro-explicateur reste le libéralisme dérégulé qui a des effets en chaîne sur tellement de choses, à commencer par notre individualisme cf mon billet « Comment l’hyper-communication accentue la division sociale »

    Merci pour ton billet qui fait cogiter

    A très bientôt

    Cyrille

    Répondre
    1. Catnatt
      ·

      Merci d’avoir laissé un commentaire Cyrille (j’espère que tu vas bien).
      J’aime beaucoup ça : « Mais, il faut aussi prendre en compte nos besoins pluriels cf un autre billet « il faut répondre aux besoins pluriels des lecteurs ». Ni le divertissement ni le fait divers ne sont sales, de même que « la bonne culture n’existe pas ». Tout est question de proportion, de mesure, d’équilibre. Nous avons besoin de social, de plaisir, de pratique et aussi, de sens, tous autant que nous sommes, mais à des degrés et avec des modalités différents. »

      Ça suppose de réfléchir à ce qu’on fait. On va pas se raconter d’histoires, nous sommes loin d’être une majorité à réfléchir vraiment. Du coup comment fait-on pour contrecarrer cette espèce de glissement que je, tu perçois.

      Quant à « Je crois toutefois que les médias ne sont pas exempts de responsabilité non plus, à tomber dans la facilité ou l’affolement. Mais plus que tout, le facteur macro-explicateur reste le libéralisme dérégulé qui a des effets en chaîne sur tellement de choses, à commencer par notre individualisme cf mon billet « Comment l’hyper-communication accentue la division sociale » » Tu as probablement raison, c’est surement la lame de fond en fait.
      J’irai lire tes articles ce week-end
      Des bises 🙂


  3. ·

    Je vais très bien merci Nathalie, et toi, ce déménagement, cette nouvelle vie ?

    « Ça suppose de réfléchir à ce qu’on fait. On va pas se raconter d’histoires, nous sommes loin d’être une majorité à réfléchir vraiment. Du coup comment fait-on pour contrecarrer cette espèce de glissement que je, tu perçois. »

    Hélas, je n’ai pas de solution, sinon continuer à évangéliser autour de moi, et corriger – quand je le peux – les erreurs que j’entends, les complotismes et démagogismes récurrents. Une goutte d’eau bien insignifiante qui n’arrête pas la facilité. Sale temps pour la complexité (dernier lien promis)

    http://www.mediaculture.fr/2011/03/01/medias-information-sale-temps-pour-la-complexite/

    Comme tu le sais peut-être, je crois aux vertus de la pédagogie et de l »explication dans des formats accessibles (cf datagueule, wedodata, quoi.info…). Il faut aussi que nous, producteurs de contenus, soyons plus simples sur la forme.

    Mais c’est pour moi principalement de l’école + résolution du pb du chômage que peuvent venir les vraies solutions à long terme à ces questions liées à nos trouilles de déclassement, de l’autre, du monde.

    Sinon, bonne lecture et bon courage, mais ne te force pas !Mes articles sont longs et assez chiants parfois) ^^

    Bises

    cyrille

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