152 commentaires


  1. ·

    Un tissu d’inepties et de calomnies. Il y a des raisons très concrètes qui justifient que tu n’aies pas été prévenue. Si tu veux VRAIMENT savoir de quoi il retourne, et non te draper dans ta belle rage indignée, donne moi une adresse mail et je te donnerai non pas mon « opinion » mais ce que j’ai vécu de l’intérieur. Ina te répondra de toute façon. J’étais sur le tournage de SELV, nous nous y sommes croisés. Je suis effaré que tu puisses te complaire dans une telle démolition. On repassera pour la bonne soirée.

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    1. Catnatt
      ·

      Cher Olivier

      T’es le mec de Solange ou bien ? Bon, ne vous fatiguez pas ni Solange ni toi à tenter de m’expliquer. Vous devez certainement avoir de bonnes raisons, mais en fait l’histoire c’est qu’elles ne m’intéressent pas rapport au fait que ce bouquin doit être en préparation depuis des mois et sorti il y a deux. C’est pas la peine que Solange (elle doit être très fatiguée après le salon du livre) se fatigue à m’expliquer vu que je suis une connasse rageuse aigrie animée d’une belle rage indignée et outragée sur un prétexte aussi facile que mon intimité, mon droit à l’oubli accessoirement et le fait de pouvoir choisir librement.

      Bonne continuation à vous deux à défaut d’une bonne soirée.

    2. Matthias
      ·

      S’il y a de vraies bonnes raisons, il me faut pas hésiter à les faire connaitre surtout.

    3. SlainV
      ·

      Hello Brunet,

      Ayant travaillé en lien avec l’édition et étant formé aux problématiques liées au droits d’auteur, j’attends avec impatience (bien que je ne retiendrais point ma respiration) les raisons sus-citées.

      Bien cordialement,

    4. Catnatt
      ·

      @SlainV

      Ça m’intéresse éventuellement d’échanger avec toi par la suite. Il parait que Solange va publier une réponse.
      Car contrairement à ce que je pensais, le non qu’on oppose à Solange ne date pas d’hier mais d’il y a deux mois. Une des participantes l’a contactée quand elle s’est aperçue de la publication. Elle n’a eu droit ni aux excuses ni aux explications, simplement un « je t’envoie le bouquin et l’anonymat est respecté ». Ce qui veut dire qu’une femme a dit non à Solange et qu’elle s’en est foutue. Ce qui m’amène à la conclusion implacable qu’elle savait parfaitement ce qu’elle faisait.

      Si elle fait le coup de tomber de l’armoire, c’est la procédure directe.
      Si elle explique qu’on était consentantes parce que le mouv, c’est la procédure directe.

      Je lui suggère d’être particulièrement imaginative sur son argumentation.

    5. Salomé
      ·

      Vous lui rendez pas service, à votre copine Solange, de la défendre sur ce ton…
      La loi vous donne tort : http://www.infodoc.flsh.uha.fr/microsites_libres/projets_2010/archives_orales/droit_des_entretiens.html
      « Le témoin relatant son vécu, il est légitime que la qualité d’auteur ou au moins la qualité de co-auteur lui soit reconnue. Il est donc titulaire d’un droit moral inaliénable, imprescriptible et perpétuel sur son témoignage. En fait, il est en possession des droits de paternité, de respect de l’œuvre, de retrait et de repentir. Il est aussi titulaire des droits patrimoniaux, c’est-à-dire des droits de reproduction et de représentation (copie, diffusion, communication au public). Il peut donc exiger d’être rétribué pour l’utilisation de son témoignage. Cependant les droits patrimoniaux sont cessibles gratuitement dans le cadre d’une utilisation collective sous certaines conditions.  »

      Ya pas à tergiverser : juridiquement, il fallait obtenir les autorisations des témoins.
      Aucune raison aussi concrète soit-elle ne peut faire disparaître cette réalité-là…
      Réagir par l’insulte est me semble-t-il le meilleur moyen de mobiliser les témoins pour porter la chose devant les tribunaux.

    6. Catnatt
      ·

      @Olivier

      Bonsoir. Vu le communiqué de Payot que tu as dû lire, tu auras remarqué qu’il N’Y A AUCUNE BONNE RAISON DONNÉE à ce jour; S’il y en avait une Solange aurait déjà communiqué. Parce qu’il n’y en a aucune en fait.

      J’espère que vous dormez mal la nuit.

      Comme dit précédemment, c’est pas la peine de revenir, à la guerre comme à la guerre, je fais comme ta pote dorénavant : je filtre.

    7. Raymchou
      ·

      Je ne sais pas si vous repasserez par là mais comme personne n’a eu l’air de tiquer avant : que voulez-vous dire par Un tissu d’inepties et de calomnies »?

      L’auteur de cet article dit en substance que : son témoignage a été utilisé à d’autres fins que celles prévues quand elle l’a réalisé, qu’elle n’a pas été prévenue de la chose pendant des mois, que ça serait mieux passé si ça avait été le cas, que Solange ne s’est pas expliqué mais a dit que c’était légal et avait proposé d’envoyer son livre, et qu’enfin, l’auteur de l’article n’est pas la seule dans ce cas. C’est le cœur de l’article, à côté de son ulcération devant cet agissement et ce que ça lui fait penser des principes et convictions réelles de Solange, à ses yeux.

      Est-ce que tout est faux ? Si oui, ça ne va pas puisque vous dites vous-même qu’elle « avait ses raisons » de faire la chose dont elle est accusée. Donc ce n’est pas un tissu d’inepties et de calomnies, il y a bien un peu de vrai là-dedans. Ou bien ?

    8. Catnatt
      ·

      @Olivier

      En passant, tu vas rire, dans la vidéo de Solange, on a toujours pas LA BONNE RAISON de toute cette histoire. C’est ballot, non ?


  2. ·

    Je suis vraiment très très désolée pour toi. Pour parler d’elle, je vais employer le mot : gent (je réserve le personne aux vraiEs humainEs).
    Cette gente ne m’a jamais plus. Je l’ai trouvé toxique. Denier truc écouté c’était genre : « oh mais vous, vous allez me traiter de bobo passke moi, j’ai des parents qui m’ont aimé »
    Rien que cette phrase, elle pue : elle implique que si ta mère t’as pas aiméE, ben t’es unE vilainE jaloux-Se de cette gente.
    Des dizaines de vidéos en mode mi-revendicatif, mi-ouiiiin moi que je suis trop en rupture des normes sociales. Pour gagner du blé. Se servir des autres pour se faire du fric et de la « popularité ».
    Qu’elle y arrive ou pas, t’inquiète Sista (je me permets hein ? suis une vieille féminiss’ racisée et sans argent et pi t’as du courage de l’ouvrir).
    T’inquiète pas : t’es droite dans tes bottes, t’es debout.
    Cette gente-là, elle rampe déjà pour tenter d’obtenir d’autres trucs.
    Elle rampe, toi, t’es debout.

    Répondre
    1. Catnatt
      ·

      merci d’avoir déposée ce commentaire :)))

    2. Sophie Mona
      ·

      Bien écrit ! <3

    3. Le Veilleur
      ·

      Comme dit le poème du chêne et du roseau d’Anouilh,

      « Le géant, qui souffrait, blessé,
      De mille morts, de mille peines,
      Eut un sourire triste et beau
      Et, avant de mourir, regardant le roseau,
      Lui dit : « Je suis encore un chêne ». »

      Bravo à vous Cattnat pour rester ce Chêne.

    4. Catnatt
      ·

      @ Le Veilleur
      Merci pour ce joli commentaire

      Vous avez éventuellement un type de contrat obsèques à me recommander ? 😉


  3. ·

    Pourquoi ne suis-je pas étonnée…? Pourquoi ai-je aussi le sentiment d’une vaste arnaque…?
    Je suis désolée que tu aies à subir ça. C’est infect et abject. Se faire du pognon sur le dos de femmes non consentantes, le patriarcat savait déjà le faire, merci bien…

    Répondre
  4. Marie
    ·

    Je suis choquée mais pas si étonné de sa part !
    Quel garce !

    Répondre

  5. ·

    Pour le coup je suis contente d’avoir pris connaissance de ton article maintenant parce que j’hésitais vachement à me l’acheter malgré ma certaine aversion pour son « personnage ». Comme ça c’est réglé, j’encouragerai pas la malhonnêteté intellectuelle. Bravo pour avoir eu le courage de témoigner.

    Répondre

  6. ·

    Bonjour,

    Je viens tout juste d’apprendre ce qu’il se passe avec le bouquin de Solange Te Parle.

    J’ai découvert ce personnage un peu par hasard y’a quelques mois (je ne me rappelle même plus comment) et j’ai tout de suite eu du mal avec son jeu face caméra. Sa manière de s’donner un genre de fille naïve et sa gestuelle exagérée (danse contemporaine des bras) m’a tout de suite insupporté. Et sa voix.. sa voix. Bref, tout ça pour dire que j’ai malheureusement pas réussi à aller au bout d’une seule vidéo. Pourtant sa prise de position et ses discours avaient le mérite d’exister.

    Et puis, un jour, je tombe sur son bouquin dans un rayon de la Fnac. J’me dis que j’ai déjà entendu cette « Solange te parle » quelque part. Je fais une rapide recherche sur le net et ça m’revient. J’aime pas son personnage. Mais le bouquin que se tient devant moi m’interpelle. L’idée, le projet me semblent intéressants. Des femmes qui parlent de leurs amours, leurs fantasmes, leurs obsessions, bref, leurs relations à la sexualité, c’est utile. D’abord pour elles, mais aussi pour les autres, toutes celles et tous ceux (j’ai failli l’acheter) qui vont se plonger dans la lecture de ce bouquin.

    Aujourd’hui, je tombe sur ton article et me voilà à le commenter. Le comportement et la manière de faire de cette « Solange Te Parle » est absolument irrespectueux. Tellement contraire à tout ce qu’elle a essayé de véhiculer dans ses vidéos. C’est une sorte de « viol »… d’atteinte à votre personne et votre intimité plutôt. Alors oui, les propos recueillis dans le bouquin et qui faisaient apparemment partie d’un « projet » étaient voués à être diffusés à la radio, mais comme tu l’as si bien indiqué, c’était exclusivement dans ce but et non en vue d’un autre usage. Et le fait d’avoir délibérément supprimé les enregistrements de vos confessions à la radio en dit long sur son intention. Tout comme le fait de te parler de « légalité » dans sa réponse à ton message d’ailleurs. C’est tout simplement gerbant.

    Je me range à tes côtés et à celui de toutes les autres filles/femmes qui comme toi ont eu l’étonnante surprise de paraître dans ce bouquin. Sincèrement, si j’avais acheté ce livre, j’aurais eu l’impression d’avoir été trompé. Alors je n’imagine même pas ce que toi et les autres filles ressentez en ce moment même. J’espère que vous réussirez à faire valoir vos droits.

    Courage et désolé pour toi et les autres.

    Répondre
  7. AmazingTomomi
    ·

    Eh bien, je suis déçue d’elle, je ne la pensais pas capable de faire ça, comme quoi, il faut toujours se méfier… Moi qui voulais l’acheter, je m’en passerai. Bon courage à vous toutes <3

    Répondre
  8. Catnatt
    ·

    Merci à tous de laisser des commentaires (quels qu’ils soient d’ailleurs – coucou Olivier !) mais par contre il va falloir se tenir un peu.

    C’est pas parce qu’elle a fait n’importe quoi qu’on peut se permettre tous les dérapages.

    Merci d’avance 🙂

    Répondre
    1. Hortense
      ·

      Je fais partie des concernées, comme toi. Je n’ai pas été prévenue non plus. Ça fait deux mois que je l’ai appris et je n’ai pas eu la force d’en parler comme tu l’as fait. Merci pour cet article. Merci de montrer enfin son vrai visage.


  9. ·

    Je suis choquée que quelqu’un puisse faire ce genre de chose, quel manque de respect :/ à sa manière de vendre le livre cela ressemblait à des interviews faites POUR ce livre mais ton histoire lui enlève tout crédit… J’espère que ton article sera relayé, que les gens découvriront la personne derrière cette femme qui affiche ses faux-airs naïfs et bienpensants sur le net…

    Répondre
  10. Olivie
    ·

    Je ne suis pas le Olivier de Solange, je suis un autre, celui de mon amie (Catnatt, donc). J’ai une confiance totale dans son honnêteté. Totale. J’ai suivi sa participation au projet, son enthousiasme non feint, son travail d’introspection pour se livrer avec justesse, parce que c’est une consciencieuse qui veut faire les choses bien, comme d’hab. J’ai écouté, et j’ai trouvé ça chouette.

    Et puis ça ?

    Mais par quel miracle d’empathie zéro peut-on faire ça 1/ à quelqu’un(e)(s) et 2/ à Catnatt en pensant que ça va passer crème ? Faut-il avoir perdu le sens commun pour se draper derrière le « légal » en songeant que ça va calmer une femme qui place le respect au dessus de tout ? Faut-il avoir l’égo en roue libre pour compiler des femmes, leur authentique intimité, et mettre son nom dessus sans les avertir. En gommant le leur.

    Parce que c’est légal.

    Je m’en fous, je suis pas juriste.

    Doit-on rappeler que ce n’est pas parce que c’est légal que c’est honorable, et encore moins élégant ?

    Moi j’aimais bien Solange Te Parle, le personnage lunaire, tout ça. J’aimais bien. Et puis un jour ou l’autre on découvre – c’est Desproges qui disait ça – « le vrai visage des cuistres ». « Le vrai visage des cuistres ». Ça n’est jamais joli mais c’est rarement aussi laid qu’ici.

    Répondre
  11. delphine
    ·

    Bon j’avoue j’ai envoyé un message à l’intéressée.. je trouve tout ça très grave à vrai dire. Je n’ai jamais trop su quoi penser de cette nana, j’ai toujours eu l’impression d’être face à une comédienne narcissique aux dents bien bien bien longues et d’un autre côté, j’apprécie les message qu’elles véhicule et sa popularité n’était pas pour me déplaire.
    J’étais déjà un peu agacée par son attitude vis à vis de ce bouquin, son manque cruel d’humilité, sa manie de parler de « son » bouquin, comme si elle cherchait à faire oublier qu’il s’agit en fait d’un recueil de témoignages! Mais apprendre qu’elle se fait en plus mousser sans le consentement des nanas qui ont témoigné, en prétendant « libérer la parole féminine », tout en passant l’air de rien de la gratuité au payant… je suis super choquée. C’est tellement une attitude anti féministe mais je ne comprend plus rien.
    En attendant j’attend de voir la défense qu’elle propose, si toutefois elle décide de réagir à la petite vague d’indignation que ton billet est en train de générer!

    Répondre
  12. delphine
    ·

    Je précise toutefois que le message que je lui ai envoyé est des plus cordiaux, je l’invite juste à nous donner sa version des faits. Pas d’insultes hein, j’ai toujours espoir qu’il puisse s’agir d’un quiproquo, parce que dans le cas contraire ça me fout les glandes!

    Répondre
    1. Catnatt
      ·

      Merci d’avoir pris la peine d’être correcte. Je ne vois pas trop où il peut y avoir un quiproquo. Ce bouquin doit être un projet qui date d’il y a des mois, il est sorti il y a deux et elle a quand même pris la peine d’envoyer le livre à l’une d’entre nous, mais sans mot, sans rien, genre envoi à un journaliste.

      Ils ont eu des mois pour nous prévenir, nous envoyer un exemplaire par correction, nous inviter au lancement ou Dieu seul sait quoi. C’est plié pour ma part. Je ne vois pas ce qui pourrait constituer une bonne raison de s’asseoir sur notre consentement ou du moins notre information.

  13. Catnatt
    ·

    @Hortense

    J’ai été contactée par une autre fille qui envisage une procédure. Est ce qu’éventuellement je peux communiquer tes coordonnées ?

    Répondre
    1. Hortense
      ·

      Salut Catnatt, je veux bien que tu lui communiques mon mail oui, même si je ne suis pas encore sûre de vouloir participer à la procédure ou non. Tu as eu des retours de combien de filles pour l’instant ?

    2. Catnatt
      ·

      J’en vois 7 pour l’instant dont une qui n’a rien à dire sur le sujet puisqu’elle estime que Solange pouvait faire ce qu’elle voulait de son témoignage.

      Faut que j’essaye d’être plus organisée pour vous regrouper de façon à ce vous puissiez échanger

    3. Hortense
      ·

      D’accord, n’hésite pas à me contacter par mail en tout cas 🙂


  14. ·

    Bonjour, je lis votre article et les commentaires qui suivent et ai eu très envie de vous remercier. J’aime énormément le personnage de Solange et ce que fait Ina en général, j’ai suivi avec assiduité toutes ses productions. Je n’ai jamais été emballée par ses livres puisqu’ils ne paraissaient n’être qu’une copie de ses autres projets déjà faits (retranscription des textes de ses vidéos à l’écrit et là retranscription des témoignages de « pénètre ton intimité »). J’avais beaucoup aimé cette série-radio, et comme je ne la trouvais plus sur le net je me disais qu’elle souhaitait en garder une trace, car c’était un beau projet. Et jamais je n’aurais pu penser qu’elle ne vous ait pas prévenues. Je ne comprends pas qu’elle ne l’ait pas fait, comme vous avez dû encore plus ne pas comprendre en étant devant le fait accompli… Merci de nous donner à voir les coulisses de ce livre. Je vous souhaite malgré tout une belle journée ensoleillée, sous ce beau printemps qui pointe lentement son nez 🙂

    Répondre
  15. UnMec
    ·

    C’est une forme de proxénétisme. Elle vous a prostituées de force. Intellectuellement, je comprends le sentiment de viol… là, c’est à la limite du partage de meuf avec ses potes par un baltringue. Et pas sur un coup de tête en fin de soirée trop arrosée. Non, avec préméditation de longue date et cadrage précis en mode projet.

    Si vous ne vous étiez jamais faites sodomiser à sec par les potes de votre mec avec son consentement, c’est fait. Et la vidéo est en boutique.

    Il y a des avocats, pour ça. Ou des mecs cool qui le deviennent beaucoup moins quand on abuse de la confiance des gens.

    Répondre

  16. ·

    De Osons Causer à Solange Te Parle, le militantisme 2.0 à l’air parfois, au mieux, d’être extrêmement maladroit, au pire, de bien aimer se faire mousser grâce aux témoignages de la souffrance des autres. Il faut qu’ils fassent gaffe, car à force de se prendre pour des prophètes, ils risquent de se faire crucifier…

    Répondre
  17. Nessie Spencer
    ·

    Chère Catnatt,

    Tout d’abord, je souhaiterai vous dire que je suis sincèrement désolée de ce qui vous arrive. Il n’y a rien de pire que de se sentir spolié par quelqu’un qu’on estime de confiance, donc mon soutien va directement vers vous et celles qui envisagent aussi une action contre elle.

    Ensuite, j’aimerais vous rappeler – au cas où mon nom ne vous reviendrait pas – qu’il y a presque deux ans, j’avais écrit un texte assassin sur elle, l’exposant pour ce qu’elle est: une imposture et une opportuniste. Vous l’avez défendue bec et ongles (FB ou Twitter, je ne sais plus) en m’assurant de son honnêteté et de sa bienveillance envers sa fanbase. Je vais éviter le « je vous avais bien prévenue » mais je ne vais pas vous cacher que je ne suis ni surprise ni choquée par cette affaire.

    Tout ça pour dire que vous avez tout mon soutien et j’espère que d’autres personnes comme vous continueront à faire descendre Solange de son piédestal en carton.

    Répondre
  18. Cleave
    ·

    Merci pour cet article,

    Cela me permet de cibler un peu plus le personnage. J’imagine très bien le sentiment qui doit t’envahir à cette heure… Bon courage pour le procès !

    Répondre
  19. Peter
    ·

    Un grand bravo pour ce tissu de violences qui témoigne d’une grande maîtrise de soi et de délicatesse intérieure. Registre qui, soit dit en passant, contribue au crépuscule (mérité?) des blogs.

    Répondre
    1. Catnatt
      ·

      Merci à tous d’avoir laissé un commentaire (à peu près ) courtois

      Cher @Peter

      Le plus fascinant dans les commentaires pro Solange sur ce coup-là c’est qu’ils ne proviennent que de mecs. Donc vous réussissez le prodige d’être à minima intéressés par le féminisme je suppose puisque vous soutenez solange et ses videos, mais qu’elle s’assoit sur notre consentement c’est pas grave. Un truc de patriarcat en somme.

      Ben bordel, ça vous fait pas mal ce grand écart idéologique ?

  20. Claire
    ·

    Bonjour,

    Je ne connais pas Solange Te Parle (juste visionné une vidéo sur le français pourri d’anglicismes parlé au Québec). Je n’ai donc aucune opinion bonne ou mauvaise sur cette personne. Mais je suis vraiment désolée de ce qui vous arrive, et je comprends votre état d’esprit.

    Avez-vous signé un document avant les interviews radiophoniques ? Cela ne justifierait en rien le procédé ignoble mais pourrait expliquer la publication de cet ouvrage.

    Je me souviens avoir signé une ‘autorisation de diffusion’ il y a quelques années et m’en être mordu les doigts après. L’autorisation était valable plusieurs années et la société concernée pouvait utiliser mon image et mon nom un peu comme elle voulait, sur plein de supports différents, selon différents montages.

    Bon courage,

    Claire

    Répondre

  21. ·

    Je fais partie de ces gens qui trouvaient Solange plutôt fascinante et surtout, follement créative. À la lecture de cet article, je me dis que bon, du coup, pour la créativité, on repassera. Merci en tous cas pour cet article qui fait le point sur cette affaire de façon très juste. Et même si j’imagine que la demoiselle s’est blindée d’un point de vue juridique, j’ose encore espérer que les femmes qui ont témoigné obtiendront un minimum gain de cause dans cette triste affaire.

    Répondre
  22. Alexiel
    ·

    Coucou, merci Catnatt pour cette note. Je fais partie de ces filles qui ont témoigné ouvertement. En effet à l’époque, le projet était cool, le cadre bien défini, c’était pour faire des mini capsules sur le site du mouv. POINT. J’en ai d’ailleurs retrouvé quelques traces sur soundcloud. Ça ne me gêne pas.

    En revanche, publier un bouquin, c’est à dire sortir du cadre et diffusion définis pour en faire tout autre chose, la moindre des choses est d’en avertir les personnes concernées. Beaucoup d’entre nous auraient répondu « super c’est cool ». Mais qu’en est-il de celles dont je fais partie qui réclament le droit à l’oubli. Oui ces capsules étaient sympas, c’était dans un temps donné, un format donné, et là ça prend une toute autre dimension. Ca sort du cadre défini.

    Imaginons qu’un jour il y a quelques années, j’aie accepté de poser nu pour un photographe pour un projet précis, diffusion précise. Et que quelque temps plus tard, je retrouve ma photo dans son bouquin sans même avoir été contactée pour savoir s’il pouvait utiliser ces photos de moi, étant donné que le projet et le cadre sont maintenant différents.

    Je fais ce parallèle pour expliquer aux « obtus » ce que ça fait de se retrouver dans cette position. On n’est pas des grosses taches de radfem connes qui n’ont rien d’autre à faire dans la vie. Bien au contraire. Mais quand la confiance, la confidence et le respect mutuel sont bafoués, c’est normal de l’ouvrir, entre potes, en couple, dans la famille, au bureau, ou comme Catnatt le fait ici.

    Dans ce cas-ci, prévenir était la moindre des corrections, et on en serait surement restée là. Et si l’une d’entre nous disait, « perso même si c’est sous pseudo je ne préfère pas que ce soit publié », Ina l’aurait-elle quand même fait publier pour SON projet?

    Ina je l’aime(ais) bien et je veux croire qu’elle ne l’a pas fait exprès, prise dans son tourbillon artistique ambitieux et multipolaire. Je ne veux pas croire que ce soit fait exprès car c’est la seule chose qui ne me fait pas regretter d’y avoir participé en premier lieu. Ça arrive aux ambitieux de passer les étapes du bon sens et de la correction pour atteindre leurs buts plus rapidement. Je veux croire à une erreur d’ambitieuse.

    Et admettons que mon témoignage bien qu’ayant figuré dans les capsules radio n’ait pas fait son projet bouquin, mon point reste encore valide car il s’agit pour nous, concernées, du respect de la parole donnée et surtout de consentement, en toutes circonstances. Sans être parano ni vindicatives.

    Je suis déçue (pour ne pas dire blessée) de ce manque de considération pour nos mots, nos histoires, nos personnalités, ces témoignages données dans des moments sincères et ouverts, et de les voir dévoyés de la sorte, alors qu’elle fait de nous les piliers de son bouquin.

    Un email Ina aurait suffi, car tu ne nous prenais pas pour acquises…

    Répondre
    1. Anna
      ·

      Je voudrais juste réagir au fait que les capsules soient apparemment perçues comme plutôt « éphémères » par celles qui ont témoigné auprès d’Ina : pas du tout. Aujourd’hui, il reste une trace partout de tout ce que l’on oublie. C’est se fourvoyer que de penser que les émissions radio allaient tomber dans l’oubli, voire dangereux si vous comptiez sur leur caractère délébile. De plus, certaines ont exprimé être surprises que ces « podcasts » aient été supprimés… Je suis un peu confuse par ce rapport avec les médias. Je serais moi-même tombée dans ce piège, mais triste que votre vie personnelle y soit tombée elle aussi.

      Au final, Ina a dû partir du principe que vous vous en fichiez du caractère permanent de vos témoignages, et a préféré profiter de ce principe rapide et égoïste pour publier son livre et frapper du papier la marque indélébile de votre intimé… Je suis navrée pour vous, que vous vous sentiez toutes ainsi trahies et exposées.


  23. ·

    Précision : je suis le monteur de « Solange et les vivants » et je collabore régulièrement avec Ina. Mais si c’est mon genre qui me disqualifie, je n’ai évidemment pas droit au chapitre.

    Répondre
    1. Alexiel
      ·

      C’est toi qui le dis que ton genre te disqualifie (LOL). On est tous victimes d’un certain type d’abus, un jour ou l’autre.

      C’est une question de principes. On aurait juste aime être au courant que nos témoignages allaient être utilisés pour autre chose que le projet initial. C’est tout. C’est simple non?

    2. Catnatt
      ·

      C’est pas une question de disqualification, je trouve ça juste surprenant qu’il n’y ait que des mecs pour défendre l’indéfendable. C’est factuel et statistique

    3. Samuel
      ·

      Bruno, est-ce qu’on pourrait avoir une réaction publique de la part d’Ina, ou de l’éditeur, bref, de l’autre partie ?

      Autre question : est-ce que certaines interviewées ont été tout de même mises au courant de la parution du livre, ou est-ce vraiment un phénomène touchant toutes les participantes ?

    4. Catnatt
      ·

      Une seule apparemment a reçu le livre, mais plus en mode « elle est journaliste ». Pour le reste et pour ce que j’en sais, personne n’était au courant ou n’a reçu le bouquin ou n’a été prévenues

  24. Juste de passage
    ·

    Ina est une (très jeune) artiste qui essaie de vivre de son travail de créatrice, et qui pense à juste titre que les témoignages qu’elle a recueillis pour l’émission du Mouv’ (enlevés du site comme toutes les émissions après trois ans) ont une valeur pour toutes les femmes. Son éditeur lui a proposé d’en faire un livre, et elle a eu raison d’accepter. C’est bien son projet, de même qu’une personne interviewée par la presse n’est pas auteure de son interview, ce travail répond à ses propres questionnements.
    Il est évident qu’elle aurait dû prévenir chaque femme interviewée, ou lui faire envoyer le livre avant sa parution, et je pense que son éditeur a fait une faute en se disant « ça va passer », car ça ne passe pas comme ça, très étrangement, même les anonymes ont besoin de reconnaissance, même symbolique. Pour connaître un peu le milieu de l’édition, le problème auquel font face les éditeurs qui veulent bien faire les choses sur ce genre de cas aux nombreux intervenants est très simple : un pourcentage non négligeable d’interviewées vont poser des problèmes. Certaines voudront leur part du magot (mais les droits d’un livre ne paient pas, alors si on doit les partager, et selon quel calcul ?), d’autres voudront corriger des textes, d’autres n’assumeront plus leurs propos, enfin au mieux le projet ne sera restitué que de manière incomplète, et au pire il n’en restera plus rien. À lire votre témoignage, l’auteure ne s’est pas montrée élégante ou soucieuse de bien faire, l’éditeur est en faute (car c’est à lui de prévoir ce genre de choses). Mais faut-il pour autant en faire toute une histoire ? Ça m’est arrivé souvent dans ma vie qu’on ne me dise pas merci, qu’on oublie de me citer dans une entreprise à laquelle j’ai contribué, etc. Si ça ne vous est jamais arrivé, savourez votre chance. Ce sont des frustrations qu’on peut exprimer, mais faut-il en faire autant ? À présent j’en vois qui se déchaînent : « je le savais », « je l’ai jamais sentie celle-là avec son air bizarre », etc. C’est triste. Reste le livre qui est vraiment bien et utile, et c’est grâce à vous et aux autres, et grâce à l’auteure, et grâce à l’éditeur qui a voulu cette parution. Et quand bien même vous vous sentez oubliée (pourquoi porter ça sur le terrain du consentement et du féminisme ? Ça ressemble un peu à un mauvais réflexe), vous pouvez être fière d’y avoir contribué malgré tout.
    Laissez reposer, vous verrez sans doute que je n’ai pas tort.

    Répondre
    1. Catnatt
      ·

      Alors je peux parfaitement encaisser les insultes, mais la disqualification en douceur de quelqu’un qui choisit un mail tel que « jepreferepas@pourdesraisonsdiverses.fr » ça par contre ça va pas passer.

      « même les anonymes ont besoin de reconnaissance, même symbolique »

      Ce n’est pas une question de reconnaissance, mais de respect. Je vais pas chier une thèse sur le sujet.

      « le problème auquel font face les éditeurs qui veulent bien faire les choses sur ce genre de cas aux nombreux intervenants est très simple : un pourcentage non négligeable d’interviewées vont poser des problèmes.  »

      Ha ben désolée de souhaiter disposer de notre parole comme on l’entend. Une d’entre nous n’a jamais été prévenue de la diffusion de son interview sur le mouv et il y a un mois elle est tombée sur le bouquin dans une librairie, elle l’a feuilleté et est tombée sur son témoignage qu’ELLE N’AVAIT JAMAIS LU. Vous étiez avec elle quand elle s’est décomposée ?

      « Mais faut-il pour autant en faire toute une histoire ? Ça m’est arrivé souvent dans ma vie qu’on ne me dise pas merci, qu’on oublie de me citer dans une entreprise à laquelle j’ai contribué, etc. Si ça ne vous est jamais arrivé, savourez votre chance. Ce sont des frustrations qu’on peut exprimer, mais faut-il en faire autant ?  »

      Mais au même titre que Solange s’est tapée ce que ça nous ferait de publier ce bouquin, je me tape complètement de votre avis sur ma publication. C’est pas en sens unique ou à géométrie variable. Je fais ce que je veux.

      Je me suis fait traiter de mal baisée avec cette histoire, ça vous chagrine aussi ?

      « Et quand bien même vous vous sentez oubliée (pourquoi porter ça sur le terrain du consentement et du féminisme ? Ça ressemble un peu à un mauvais réflexe), vous pouvez être fière d’y avoir contribué malgré tout. »

      LE CONSENTEMENT ça ne s’arrête pas à la vie sexuelle. On peut pas ergoter pendant des heures de vidéo ou des pages de livres comme elle le fait et s’assoir sur le notre. Encore une fois c’est pas à géométrie variable.

      Je ne suis pas fière d’avoir participé à ce bouquin parce qu’en l’espèce je n’y ai pas participé. Rappel de la définition : Prendre part à une action, à un sentiment, etc Prendre part à une action, à un sentiment, etc Prendre part à une action, à un sentiment, etc.

      Je ne peux pas avoir participé puisque personne ne m’a demandé mon avis. Participer suppose le consentement non ?

      « Laissez reposer, vous verrez sans doute que je n’ai pas tort. »

      En fait extrêmement cordialement je vous emmerde. C’est votre commentaire qui m’aura rendue le plus furax parce que tout ça se fait sous couvert de douceur et de compréhension, mais en attendant votre commentaire est infantilisant, disqualifiant, en bref une belle méthode de patriarcat. Bravo.
      (pas la peine d’essayer de me répondre, je vous ai laissé suffisamment répandre votre venin)

    2. Alexiel
      ·

      Du mépris et de la condescendance…

      1 – le consentement et le féminisme c’est avant tout elle qui utilise ces termes pour justifier et revendiquer. Nous on pointe juste la contradiction entre ses idées et ses actes, dans ce cas-ci.

      2 – c’est pas une question de dire merci, c’est juste une question de prévenir. « Au fait les filles, vos interviews étaient tellement intéressantes, je vais en faire un livre. » Voila. C’est simple comme bonjour.

      3 – oui une personne qui témoigne anonymement pour un article dans un canard, elle sait ou ça va se retrouver. Nous on savait pour le mouv, on ne savait pas pour ça.
      Ya une différence entre l’existence du son sur le site, qui a depuis été effacé, et l’écrit, qui laisse une trace, même sous pseudo. Surtout de par la nature de ce qui a été confié. Cette différence mérite au moins d’en informer les parties concernées. Apres s’il y a des soucis, ils gèrent. Ils sont habitues à gérer ça dans l’édition.

      Vous nous croyez vaines? Vous avez écouté ce qu’on a confié, du bon, du doux, du dur, du traumatisant. Pour moi par exemple, j’ai même confie des choses dites a personne, pour jouer le jeu, pour ces capsules radio, car le projet était sympa, sous ce format.

      Ce n’est pas chercher gloire ni les 3 kopek que ça va faire que de demander juste de faire les choses correctement.

      Et puis, je ne vois pas pourquoi on ne l’ouvrirait pas. Mais c’est le truc dès qu’une femme l’ouvre quand on s’est foutu de sa gueule, c’est une grosse féministe radicale frustrée en mal de reconnaissance. La colère est totalement justifiée. Maintenant non ce n’est pas la fin du monde, mais ça mérite d’être pointé, surtout quand elle dit et prône une chose et fait son contraire.


    3. ·

      « un pourcentage non négligeable d’interviewées vont poser des problèmes. Certaines voudront leur part du magot (mais les droits d’un livre ne paient pas, alors si on doit les partager, et selon quel calcul ?), d’autres voudront corriger des textes, d’autres n’assumeront plus leurs propos, enfin au mieux le projet ne sera restitué que de manière incomplète, et au pire il n’en restera plus rien. »

      Ah donc l’idée c’est de se passer de demander par peur de se voir opposer un refus.

      Tiens c’est marrant, ça me rappelle quelque chose…

      « Oui, on pourrait demander l’avis des patientes avant de pratiquer des touchers vaginaux sous anesthésie, mais on a peur qu’elles refusent », donc on le fait quand elles dorment, comme ça elles ne savent pas.

      Allez, on va plus loin ?

      « Oui, j’aurais pu lui demander avant de la violer mais j’avais peur qu’elle refuse, alors j’ai préféré utiliser la force/menace/surprise etc. »

      Ça vous choque ? Pourtant c’est exactement ça.
      Et que vous vous permettiez de parler de « frustration » comme s’il s’agissait d’un caprice, c’est encore plus choquant.

      Votre commentaire est à gerber. Et, comme l’autrice, c’est de loin celui qui m’a le plus mise hors de moi.

    4. Juste de passage
      ·

      « jepreferepas@pourdesraisonsdiverses.fr ».
      Oui, désolé de cet anonymat, ça m’engage professionnellement. Si je mettais mon nom je serais sans doute obligé de défendre unilatéralement l’éditeur, ce que je ne fais pas.

      « au même titre que Solange s’est tapée ce que ça nous ferait de publier ce bouquin, je me tape complètement de votre avis sur ma publication ».
      Vous voulez dire que vous n’acceptez la contradiction que si on vous traite de tous les noms, ce qui renforcera votre certitude d’avoir raison ?
      Je ne me moque pas de votre avis, en tout cas, et je ne méprise pas votre colère, je ne comprends pas pourquoi vous parlez de disqualification, ce n’est pas mon but en tout cas.

      « le consentement ne s’arrête pas à la vie sexuelle ».
      Certes ! Mais est-ce encore une question féministe à ce moment-là ou alors n’est-ce pas une indélicatesse comme on peut en subir quelque soit notre âge, sexe, genre ?

      « Je me suis fait traiter de mal baisée avec cette histoire, ça vous chagrine aussi ? »
      C’est un « argument » affligeant – et là on est bien dans le sexisme, c’est vrai.

      Vous avez pris part volontairement au projet « Solange parle de ta vie intime », et j’espère que ça vous en êtes fière, car il y a de quoi, je ne sais lequel des témoignages est le vôtre mais je trouve qu’il faut beaucoup de courage pour parler à cœur ouvert de ces sujets. Face au livre, à présent, vous n’avez pas été volontaire : vous voyez votre vie transcrite, mais d’autres (éditeur, auteure, lecteurs) verront sans doute plutôt un produit dérivé de l’émission.

      « je vous emmerde ».
      Ah. Mon but était plutôt d’arrondir les angles que de vous disqualifier ou de vous mettre en colère, j’ai l’impression de pouvoir comprendre tous les points de vue – et croyez-moi, je juge sévèrement l’indélicatesse d’Ina/Solange et de son éditeur.

    5. Juste de passage
      ·

      >Catnip

      « Ça vous choque ? Pourtant c’est exactement ça »
      On parle de « viol de l’intimité », de « viol de la vie privée », alors pourquoi pas, mais ce problème d’être traité par dessous la jambe par un éditeur, un auteur égoïste, un journaliste (vous avez déjà été interviewée ?) ne touche pas spécialement les femmes, alors que le viol tel que l’entend le code pénal est presque uniquement le fait d’hommes et est largement subi par des femmes. En faisant entrer le vocabulaire féministe dans cette histoire, on en fait autre chose que ce que c’est il me semble.

      « Et que vous vous permettiez de parler de « frustration » comme s’il s’agissait d’un caprice, c’est encore plus choquant ».
      La frustration, c’est le sentiment d’impuissance face à une déception et à une colère. Rien à voir avec un caprice. Pourquoi faudrait-il toujours utiliser des mots caricaturaux, insulter ? Vous n’êtes pas du même avis que moi ? Me voilà bombardé « paternaliste ». Vous êtes une femme ? Tout ce qui vous révolte est sexiste.
      Je ne veux de mal à personne, j’ai trouvé le livre fort, puisque ils sont issus de témoignages radiophoniques forts, j’aime bien Solange-te-parle, j’aime bien Catnatt, j’essaie de comprendre sans chercher de personne à haïr ou à juger. Prenez deux secondes pour lire sur les fils Facebook qui relaient ce post les propos des gens qui en tirent prétexte pour se défouler sur Solange-te-parle (avec des mots pas toujours respectueux de l’image de la femme)… J’espère que vous verrez aussi le problème.

    6. Catnatt
      ·

      @Justedepassage (que faites-vous encore ici d’ailleurs ?)

      HA PARDON ! J’aurais dû me taire parce que cette pauvre Solange se fait insulter par des gens que je ne connais pas.

      Ben merde alors, je suis confuse. C’est vrai que je devrais fermer ma grande gueule pour que cette petite chose narcissique soit pas trop blessée, ça serait ennuyeux.

      Je viens d’apprendre qu’une fille l’avait contacté il y a DEUX mois pour lui dire qu’elle était pas contente, qu’elle ne comprenait pas; DEUX MOIS !
      Et la petite chose fragile a fait quoi ? Elle lui a proposé de lui envoyer un bouquin. Pas d’excuses, rien de rien.

      Franchement qu’elle se fasse insulter, ça me laisse froide.

    7. Juste de passage
      ·

      « (que faites-vous encore ici d’ailleurs ?) »
      Je vous réponds, vous me répondez, je vous réponds, c’est le jeu.
      Peut-être ai-je été maladroit en l’évoquant, mais sachez que je ne voulais en aucune façon vous imputer les propos des gens qui profitent du prétexte de votre article pour insulter Solange-te-parle. Ils sont seuls responsables de leurs propos, mais je les constate et je les trouve moches.
      Bien sûr que cette jeune artiste est narcissique, c’est une actrice ! Elle se sert des autres pour parler d’elle-même, comme beaucoup. Elle parle souvent de sa difficulté à vivre avec les autres, et peut-être que cette histoire n’en est qu’une preuve, puisque pour vivre bien avec les autres il faut se soucier d’eux, sinon ils sont blessés par l’ingratitude.
      Je ne défends pas Solange-te-parle, j’essaie d’expliquer ce que je crois comprendre.
      Mais je vois que ma conversation vous indispose, alors sauf interpellation qui le justifierait (si vous me posez une question par exemple), je n’interviendrai plus ici, je vais profiter de la douceur de l’air pour aller bêcher.

    8. Menilmuche
      ·

      Dis, « Juste de passage », c’est un peu facile de dire « elle est jeune, faut la pardonner ». Que je sache, elle était connue en France avant que je ne parte m’installer au Québec. De mémoire, elle avait déjà un pied à RadioFrance lorsque je suis parti de France à l’automne 2012.

      Et puis, quand mien même il s’agirait d’une jeune, d’une débutante, avec les errements, erreurs, et approximations que cela peut engendrer, à ce que je vois ce livre n’est pas à compte d’auteur, mais chez un éditeur français ayant pignon sur rue. Elle a donc je l’imagine signé un contrat d’édition.

      Pour Catnatt, que j’ai connue avant de quitter la France, je sais qu:il ne s’avit ni de reconnaissance -comme tu sembles le prétendre- ni de partage de royautés (elle ne comptait sans doute pas dessus pour mettre des aubergines dans sa moussaka). Non: c’est une question de respect, de décence. D’ailleurs, je te conseille de relire (voire de bien lire, car je doute que tu aies lu aussi attentivement que moi): elle précise qu’elle aurait probablement dit oui, si ça lui avait été demandé gentiment.

      À sa place, avant de dire oui, j’aurais demandé à relire la partie me concernant, mais je ne suis pas Catnatt, je suis probablement à certains égards moins confiant.

      À bon entendeur,

      Menilmuche depuis Quebec City

    9. Juliette
      ·

      Je suis assez consternée par les réponses qui sont faites à Juste de passage.
      Je suis une femme, je me dis que je n’aurais pas du tout aimé me retrouver dans la situation des femmes qui ont participé malgré elles à ce livre.

      Mais honnêtement, les commentaires de Juste de passage sont tout à fait modérés. Il ne défend pas Solange, il essaie de comprendre la situation, éventuellement de se mettre à sa place, et il le fait courtoisement. Les réponses en revanche sont d’une violence qui me laisse assez pantoise je dois le dire. Les bases élémentaires du dialogue ne sont même pas respectées.

      L’insulter en retour, et faire intervenir par dessus tout ça le fameux patriarcat (l’équivalent du point Godwin sur ce fil de conversation, si j’ai bien compris), d’un point de vue extérieur c’est assez triste. Vraiment.

    10. Catnatt
      ·

      oui, oui, ça va être nous qui exagérons. J’ai l’habitude 🙂

    11. silken
      ·

      « très jeune » ? la personne à 30 ans passés… c’est pas un peu fini le paternalisme, là ?


    12. ·

      « Pourquoi faudrait-il toujours utiliser des mots caricaturaux, insulter ? Vous n’êtes pas du même avis que moi ? Me voilà bombardé « paternaliste ». Vous êtes une femme ? Tout ce qui vous révolte est sexiste. »

      Alors là, je vous prie ardemment de me citer le passage où je vous insulte, où je parle de paternalisme et de sexiste.

      Votre commentaire est condescendant au possible, et c’est bien vous qui parlez de féminisme ici, et non pas moi.

  25. Catnatt
    ·

    Au temps pour moi vous avez utiliser le verbe « contribuer » ce qui est encore pire en fait.

    Répondre
  26. c.
    ·

    Les quelques commentaires défendants les actes de Solange me blasent à un point inimaginable. Je ne sais pas de quoi parle le livre, ni les témoignages et malgré le risque de dire des énormités, je vais y aller tout de même. Je pense que globalement, les femmes ayant témoignées s’en fichent royalement de la reconnaissance quant à leur participation à ce projet (puisqu’il y n’y en a pas, en même temps, c’est dur). Mais effectivement, le consentement n’est pas uniquement en rapport avec les relations sexuelles. Si certaines de ces femmes parlaient d’abus vécus dans le passé, il s’agit là encore d’une autre forme d’abus que de publier, noir sur blanc et donc éternellement sur le papier, ce qui leur est arrivé. Être victime de quelque chose, tenter de l’oublier et voir son expérience mis à la vue de tou.te.s? Je ne peux qu’imaginer la douleur et le dégoût que l’on peut ressentir. Et même s’il ne s’agissait pas de témoignages concernant des abus, il n’empêche qu’il s’agit de sujets intimes. C’est une chose de partager son intimité une fois, c’en est une autre que quelqu’un la partage à notre insu et pour s’en foutre plein les poches en étant en plus glorifié.e.

    Je tiens également à rappeler que Solange n’est pas si géniale que ça. Pour avoir regardé certaines de ses vidéos et avoir grincé des dents devant (plus particulièrement une concernant la féminité ou je ne sais plus quoi) dans laquelle elle s’attaquait ‘poétiquement’ aux femmes portant des talons et du maquillage, afin de mettre en avant celles qui ne le font pas. Fin bref. Personne n’est parfait et on ne demande à personne de l’être. En revanche, on demande de la décence à l’égard des autres et un minimum d’empathie, et je ne crois pas avoir pu ressentir une quelconque empathie venant d’elle.

    Sur ce, bonne journée et bon courage aux femmes ayant participé au projet initiale, xx.

    Répondre

  27. ·

    « t’as pensé légal au lieu de penser principe. »

    oui, tiens, ça me rappelle quelqu’un, d’ailleurs… avec des gros sourcils… hmmm… non, son nom m’échappe…

    Répondre
    1. Menilmuche
      ·

      Son nom commence par la même lettre que son prénom.
      Quatrième consonne à droite. Très à droite.

  28. Ju.
    ·

    C’est avec effroi que j’ai lu cet article.

    J’ai toujours adoré Solange Te Parle et le travail d’Ina. J’ai même parcouru la moitié de la France pour aller la voir sur Paris et découvrir son film. J’ai aimé sa façon de faire, que je trouvais poétique. J’ai aimé sa loufoquerie qui me faisait rire. J’ai aimé ses engagements féministes dont elle nous faisait, de temps et temps, part.

    Puis je découvre qu’Ina n’a pas prévenu celles qui sont son nouveau livre. Parce que « Ces anonymes » ou encore « ces interviewées » (pour reprendre certains commentaires ici), c’est leurs paroles qui font le livre. Pas Ina. Et je ne comprends pas comment on peut ne pas être horrifié de savoir que ces personnes n’ont pas été mises au courant de la parution de ce livre.

    J’ai ce livre en ma possession et j’ai l’impression d’avoir participer à votre viol. Et si je trouve ce sentiment horrible, je n’ose même pas imaginer celui que vous ressentez.

    J’espère vraiment qu’Ina s’expliquera à ce sujet. Parce que si c’est « légal », ça n’en reste pas moins immoral, et à l’opposé de ce qu’a représenté Ina jusqu’à présent.
    Je rappelle qu’Ina a évoqué (notamment dans son film et dans les questions/réponses qui ont suivi sa diffusion en salle) son malaise par rapport à certains de ses fans qui, malgré des intentions « aimantes », ont découvert où elle habitait et sont venus la voir. De ce fait, ils ont également pénétré son intimité sans son consentement… Et ils n’avaient pas de mauvaises intention, ils voulaient juste la rencontrer, lui dire qu’ils l’aimaient, etc… Légalement parlant, il n’y avait aucune interdiction à sonner une fois chez elle pour faire coucou. Il n’en reste pas moins que c’était malsain et creepy comme agissement.

    Catnatt et les autres personnes ayant témoignée, je vous soutiens de tout cœur. Je vous souhaite également bien du courage pour la suite des évènements.

    Répondre
    1. Caro
      ·

      J’ai aussi le livre en ma possession, et je n’étais vraiment pas bien quand je suis tombée sur l’article Buzzfeed ce matin…
      J’ai contacté la librairie où j’ai acheté le livre et ils ont accepté de me le rembourser même si j’ai dépassé le délai, ce que je vais faire aussitôt que possible!

  29. Lou
    ·

    Bonjour, je suis extrême bts choquée à la lecture de votre article , sur le manque de respect que certaine personnesolitude peuveut avoir, et d’autant plus outrée quand une personne se targuant d’être féministe, fait si peu preuve de considération envers les femmes qui ont temoignées …
    Étant actuellement en étude d’audiovisuel, j’ai beaucoup appris sur les contrats, avez vous signée un contrat ? Voulez vous de l’aide pour essayer d’éclaircir tout cela sur le point legal pour envisager par la suite de possible poursuite ?

    En tout cas une chose est sur je suis de tôt coeur avec vous et vous souhaite beaucoup de courage <3

    (Désolé par avance pour les fautes et autre mal dit mais je suis très énervé )

    Répondre
  30. Thomas
    ·

    Je viens de lire cet article, de le partager sur les réseaux sociaux, et malgré des échanges avec plusieurs ami.e.s, je suis toujours étonné: Comment une youtubeuse, qui maîtrise plusieurs techniques de communication, a pu négliger une bête mailing list pour prévenir les participantes de la tournure de son projet?

    Je suis assez mitigé sur les interprétations possibles, et je pense que les plus à blâmer sont son entourage professionnel et médiatique, qui connaissent le droit, et qui aurait dû intervenir avant la publication du livre. Car en effet, traiter des témoignages comme un matériau culturel sans tenir compte du témoin, c’est répréhensible.

    Je vous conseille de vous regrouper et de lancer une « class action » (c’est à dire vous regrouper pour établir un dossier solide lors du jugement) afin que justice soit faite.

    Je pense que peu importe ses raisons, détourner des témoignages sans accord préalable constitue une faute grave de l’atteinte à la vie privée, et que le quidam s’en retrouvant la victime serait pris d’une sensation fort désagréable et plutôt persistante.

    Et enfin, afin de décrédibiliser tout ce que j’ai dit précédemment, je n’ai jamais apprécié le personnage sur youtube: elle utilise des techniques de manipulation affective, notamment avec son concept « d’intimité » afin de fidéliser un public séduit par sa fragilité apparente. Elle semble cacher une personnalité égoïste et peu consciente de ses actes, ce qui peut la rendre toxique sur le long terme pour les personnes les plus empathiques.

    Voilà, ça c’est fait, bon courage pour la suite!

    Répondre
  31. Raph
    ·

    Je trouvais son discours intéressant, intelligent, indépendamment du personnage des vidéos (on aime ou on aime pas, mais le propos me semblait juste).
    Je ne sais plus comment je suis tombé sur une de ses vidéos, sûrement via un partage fb. Le fait qu’elle y mentionne les mecs trans en disant que oui, on peut être un mec et avoir un sexe féminin, ça m’avait fait l’aimer. Enfin quelqu’un qui ne m’invisibilisait pas dans son discours ! J’ai même failli aller la voir quand elle est passée dans une ville proche de la mienne.

    Et là je tombe sur ton article. Quelle déception… Merde alors, comment on peut avoir tout ce discours sur le féminisme, dire ces choses si justes, et piétiner allègrement ses propres principes ? Dans mon esprit elle faisait partie de ces personnes qui contribuent à faire évoluer la société, et là… elle perd toute crédibilité. Je suis déçu et triste d’être déçu.

    Répondre
  32. Chaise bancale
    ·

    Bonjour,

    Vous allez sans doute essuyer d’innombrables messages d’insultes dont la qualité ne mettra en avant que le talent de leurs auteurs à utiliser leurs propres excréments pour frapper les touches du clavier suite à cet article.

    Je vous souhaite de ne pas céder au désespoir et à la tristesse lorsque vous lirez tous ces messages. Les commentaires sur Internet c’est un peu comme les enquêtes de satisfaction, il n’y a que les mécontents qui y pullulent, la majorité des lecteurs restent silencieux et ne vous exprimeront pas leur sentiment. Je le fais, et je vous remercie pour votre billet qui met en avant une supercherie.

    Et comme le disait un célèbre sorcier, il faut beaucoup de courage pour s’attaquer à ses ennemis, mais il en faut encore plus pour s’attaquer à ses amis. Donc bravo, même si vous le faites dans un style hostile, cette situation ne doit pas être facile à vivre.

    Bonne continuation. Et ne baissez pas les yeux.

    Répondre
    1. Catnatt
      ·

      @lemillefeuilles
      pas de soucis, la question de fond est intéressante

  33. Fyodor
    ·

    Hé ben,
    Avec mon regard que je qualifieras d’extérieur et de neutre, je peux vous dire qu’il n y a vraiment pas besoin d’être féministe radical ou même militant pour penser qu’elle s’est bien servie de vous. Et même d’un point de vue purement légal je ne suis pas certain qu’elle ait le cul propre.

    Répondre
  34. Charlotte
    ·

    Bonsoir,

    tout d’abord bravo pour ce que vous faites là, parler quand on voit son intimité étalée comme cela ne doit pas être chose facile.

    Je n’ai jamais trop su me positionner clairement par rapport à cet espèce de phénomène que constitue Solange te parle… Tout d’abord je l’ai admirée pour son féminisme et ses propos qui fâchent le patriarcat, puis j’ai commencé à me dire qu’elle en faisait peut​ être beaucoup et que tout ça commençait à devenir commercial… J’ai souhaité acheter le livre lors de sa sortie, étant étudiante ce n’était pas une priorité, et aujourd’hui je tombe par hasard sur votre post. Et là c’est la débandade, entre déception, car finalement elle n’est qu’une image qui surfe sur la mode du féminisme, et colère, pour toutes ces personnes dont le consentement est joyeusement piétiné. Et je me dis qu’à votre place, à vous et toutes les anonymes concernées, je le vivrais terriblement mal…
    Aussi je vous souhaite d’obtenir justice et de parvenir à avancer, et à oublier pour celles qui le souhaitent.

    Chroniqueuse sur une radio étudiante j’aimerais à l’occasion étudier la possibilité de faire un billet sur votre affaire, si vous le souhaitez n’hésitez pas à me contacter par email.

    En attendant je vous souhaite bien du courage pour la suite.

    Répondre
  35. Bartholomé
    ·

    Bonjour,

    Les premières sessions d’échange entre vous et l’auteure, celles ayant permis d’alimenter en informations personnelles le livre par la suite et l’émission de radio dans un premier temps, ont-elles été tenues dans un lieu privé, devant un micro avec une diffusion en direct, enregistrées ? Avez-vous jamais signé une autorisation d’enregistrer et de diffuser ? Une décharge quelconque ?

    Que je comprenne parfaitement : vous remettez en cause la précaution d’anonymat de l’auteur, pas complète à votre sens ?

    Je me dis, peut-être un peu cyniquement, que votre billet a atteint son objectif et qu’envisager une action en justice brouillerait les pistes : de ce que je lis, légalement, votre action serait difficile à conduire une fois produites par le défendeur les preuves du respect de votre anonymat et de sa volonté d’informer en citant et non de vous diffamer…

    Sans vouloir doucher vos espoirs…

    Répondre
    1. Catnatt
      ·

      Bonjour.

      Que je comprenne bien, enfin, parfaitement : vous avez lu mon billet ou pas ?

    2. Bartholomé
      ·

      Hum.. Oui. Tout à fait. Mais j’ai lu les commentaires, ensuite. Mes yeux ont ripé et ce n’est pas vous qui avez parlé d’une possible action en justice, envisagée avec d’autres potentielles plaignantes ? Dans ce cas, eh bien je passe pour un con mais… mes intentions étaient parfaitement louables !

  36. Zacal33
    ·

    J’ai tourné dans Solange et les vivants. Je joue le fan vers la fin.
    Vu comme ca s’est passé‚ je ne suis pas étonné finalement. Je decouvre que vous n’étiez pas informées de la sortie du livre et je suis scotché, mais c’est raccord avec ses méthodes de travail et ce que j’ai vécu il y a plus de 3 ans.

    Répondre
    1. Le Veilleur
      ·

      C’est à dire ?

  37. Amaury
    ·

    En tant que mec je suis choqué des screens que tu as publié dans tes maj, selon moi ces hommes sont mal placé pour savoir si les témoignages de FEMMES ayant subis des violences sont bien utilisé ou non…

    Répondre
  38. Mumu
    ·

    Bonjour Catnatt,

    J’ai lu ton texte, et j’avoue que l’argument de la légalité ne m’arrêterait pas personnellement… Tu es dans ton droit de réclamer plus qu’un bouquin en compensation.

    Il me semble que l’auteur peut être attaquée pour abus de confiance… (dans l’absolut)

    Quand à l’argument de la légalité… C’est celui qu’on sort quand la morale est tellement atteinte, abusée, rejetée… Qu’on ne peut plus que se cacher derrière la légalité.

    Légalité toute relative, parce que selon l’article de loi que tu vas lire, tu auras tord ou raison. Seul un juge peut déterminer si l’anonymat du contenu du livre prévaut sur l’abus de confiance/les droit à la vie privée/la propriété intellectuelle… Et j’aimerais bien lire le texte de loi qui parle de ce fameux anonymat… Juste par curiosité…

    Petit exemple, dans texte qui relate du témoignage oral: https://f.hypotheses.org/…/Rapport-Va%C3%AFsse-sur-les…

    On retrouve cette notion:
    « Rappelons qu’un entretien, dont la forme est originale et qui porte l’empreinte de la personnalité de son ou de ses auteurs, constitue une œuvre de l’esprit au sens de l’article L.112-2, 2°, du Code de la propriété intellectuelle(ou CPI) et bénéficie de la protection légale 5 du droit d’auteur. Ceci pose dès lors la question complexe de la titularité et de l’étendue des droits de propriété intellectuelle des différentes personnes physiques et morales impliquées dans la constitution et l’exploitation d’un témoignage oral. »

    J’ai survolé le truc (il est un peu tard), donc je ne sais pas de quel type d’entretien il est question, mais si le code de la propriété intellectuelle est cité dedans, il peut peu être concerner cet abus de témoignages… alors la légalité… Je la prends avec des pincette, son argumentaire est creux à la petite dame…

    Si tu en as la possibilité essaye peut être de te rapprocher d’un avocat traitant de ce genre de choses, pour en savoir plus la dessus? Lance une bouteille à la mer pour te rapprocher d’autres personnes abusées?

    Et si l’idée d’entreprendre ce genre de démarque te refroidit, je comprends tout à fait.
    Financièrement c’est vite délicat, quand au fait de devoir porter ton témoignage en justice… Bref, je comprendrais tout à fait…

    Il ne me resterait qu’à te souhaiter bon courage, et t’envoyer un paquet d’ondes positives. Dénoncer est une chose importante et courageuse, je lève mon pouce!

    Répondre
  39. Blondie
    ·

    Hello. J’ai vécu la même chose que toi, une exploitation abusive de mon image sur d’autres supports et d’autres fins que celles prévues initialement.
    T’en fais pas.
    Ca prendra exactement deux minutes à un avocat d’expliquer à la dame pourquoi elle a fait une grosse bêtise.
    Je t’embrasse et te soutient.

    Répondre
    1. Salomé
      ·

      c’est clair. Je lis ici ou là « c’est légal, mais c’est pas moral ».
      Mais non : ce n’est pas du tout légal.
      Du tout.
      Sauf si, pour la première utilisation, les témoins ont signé un contrat particulièrement léonin. Et même dans ce cas… les auteurs ont le droit de repentir et de retrait, et les témoins sont auteurs de leur témoignage.
      Qu’éventuellement Solange soit de bonne foi et ait vraiment cru qu’elle possédait entièrement et toute seule ces textes, soit. Mais que l’éditeur se soit pas posé de question, je trouve ça dingue.

    2. Catnatt
      ·

      Salomé peut-on échanger s’il te plait par mail ? Parce qu’après la publication du communiqué de presse de Payot, là je vais aller jusqu’au bout si c’est recevable.

  40. Lyanna
    ·

    Salut,

    Je comprend ta situation, maintenant que cet article a été rédigé est-ce que Solange a tenté de te contacter pour s’expliquer ou au moins s’excuser ? Je ne sais pas si ça s’annonce bien, les éditeurs ont le don de flirter avec les limites de la loi, si c’est paru c’est qu’ils sont sûres d’eux. Sinon, ils n »auraient pas approuvés le projet de Solange sauf si elle leur a dit qu’elle avait votre consentement. Mais, je pense que les éditeurs demandent un écrit dans ce cas. Si vous avez signé un quelconque papier concernant vos témoignages, ça sera là qu’il faudra orienter les réflexions juridiques. Peut-être qu’il y a des petits caractères auxquels vous n’avez pas fait attention ? Ce sont des choses qui arrivent souvent malheureusement. Mais, dans tous les cas, je ne vois pas comment un éditeur aurait pu approuver ce livre sans avoir une base juridique solide.

    Bon courage.

    Répondre
    1. Catnatt
      ·

      Non elle n’a pas essayé de me contacter. NI aucune autre à ma connaissance. Je n’ai signé aucun papier, aucune cession de droits d’auteurs.

  41. LN
    ·

    Je me demande s’il y avait intention d’exploiter les témoignages reçus ou si elle a agi à l’étourdie, genre « Tiens, j’ai de quoi faire un bouquin avec ça ».

    Elle a pu penser que du moment que les témoins ont accepté de lui livrer leurs récits pour être diffusés à la radio, il n’y aurait pas de problème pour les diffuser par écrit… Ça a l’air d’être une erreur de jugement. Enfin j’espère que c’en est une parce que ça passe assez mal.
    Bien entendu il aurait été nettement préférable de demander leur avis aux concernées… Parce que là ça fait un peu « Nos histoires intimes jetées en pâture aux lecteurs ».

    Répondre
  42. CR
    ·

    Si vous souhaitiez resté anonyme, pourquoi en parler ici ?
    Nan parce que ça vous enlève quoi à vous ? Quel est le but de dézinguer l’oeuvre d’un autre être humain ? Cela vous retire quelque chose à vous ?

    Par contre, cela peut apporter certainement beaucoup à ceux qui liront ce livre ?
    Pourquoi ne pas avoir la générosité de penser de manière bienveillante à tout ce que ce livre peut apporter aux autres ?

    Un coup de pub ? Ah oui c’est ça un cou de pub !!
    Ou de la jalousie… C’est ça de la jalousie !!

    A minima, votre colère c’est votre égo qui s’exprime et c’est pas joli 🙂

    Je vous souhaite de vous ouvrir un peu pour trouver la paix, vous aurez beaucoup plus à y gagner qu’à engager des procédures juridiques.

    Répondre
    1. Catnatt
      ·

      @CR

      Mais dis moi t’as l’air très fut fut. T’as lu le témoignage d’une jeune fille à propos de cette histoire sur Buzzfeed ? Le récit de son viol est donc à dispo sans son consentement parce que TU as décidé qu’il fallait qu’elle soit généreuse ? T’as pas honte ?

      Jalousie ? Donc en fait après avoir soutenu Solange pdt des années, avoir participé à son court métrage, l’aider à trouver des témoins, par combustion spontanée je suis devenue jalouse ? T’as jamais envisagé de devenir psychologue ?

      Tu sais c’est pas parce que t’as acheté son bouquin, que tu l’as aimé que t’es obligée d’être dans le déni. Ouvre toi un peu à ce que ressentent celles qui ne voulaient pas de son bouquin. Un peu d’empathie ?

      Les procédures juridiques, s’il y a moyen, t’inquiète pas je suis déjà dessus.
      Pas la peine de revenir commenter, je fais comme ta pote Solange dorénavant, je vais filtrer…

    2. MN
      ·

      CR : « pourquoi en parler ici si vous vouliez rester anonyme » : ça s’appelle se réapproprier activement une soumission imposée

      « dézinguer l’oeuvre d’un etre humain » : oeuvre qui n’a aucune analyse ou traitement artistique , c’est une compilation de temoignage, merci de l’oeuvre, c’est embryonnaire, ça n a rien d’abouti. Surtout qu’apparemment la jeune femme s’inspire de Sophie Calle, il aurait fallu aller plus loin dans l’inspiration pour être à la cheville de cette grande voleuse, oui S.Calle est une voleuse aussi mais au moins elle en a fait une démarche artistique extremement intéressante, elle répond à ses détracteurs, et s’excuse auprès de ceux qu elle vole. Là on est dans le pompage d’une part des témoignages mais aussi dans l oeuvre d’une grande dame

      Et enfin, mais ça a tellement été répété mais on dirait que ça a du mal à rentrer dans la caboche de certains : ce sont des témoignages très intimes (cas de le dire) pour un usage particulier qui date d’il y a des années. Des témoignages durant lesquels Solange a rencontré ces femmes, les a écoutées, raconter des choses parfois très dures. Pour la loi je ne sais pas ce qu’il en est, mais d’un point de vue moral, il était seulement de bon ton de prévenir de la publication. Et je pense que si ça n a pas été fait, c’est tout simplement parce que à ce moment ça aurait été déjà violent de dire à qqun : « hey ton récit de viol, il est super, je le mets dans un bouquin », il aurait de toute façon fallu demander la permission, pour l ethique du propos lui-même, on est sur la sexualité féminine et tout ce qu elle engendre de non consentement, on le voit là, le rapport et l importance d’une démarche clean ?

      En fait Solange fait dans le viol conjugal : elle a dit oui une fois, elle dira oui à chaque fois, pas besoin de demander

  43. Sara
    ·

    Bonjour,
    Je n’avais qu’entraperçu Solange, et déjà, cela m’avait gonflée. Aucune illusion sur l’objectif de cette soit disant petite fille perdue qui parvient à porter la cause des femmes à bras le corps. La pub, le pognon, la notoriété. Donc comme sa principale source de revenu est lié au référencement et à sa couverture presse, je propose à celles et ceux qui se sentent concerné(es) de poster ce billet sous toutes les videos, les articles de presse etc….En attendant l’action en justice (qu’il faut à mon avis faire, car l’impunité est du côté des malfrats). Bon courage à celles concernées. Et Résistance face à l’adversaire !

    Répondre
  44. Léo
    ·

    Solange a t elle changé les prénoms dans le livre ? Je préviens d’avance que je n’ai fais que commencer le bouquin, c’est pourquoi je voulais savoir si les prénoms sont réels ou inventés. Parce qu’en soit, de mon point de vu, parler de ressentit autour de la sexualité féminine n’est pas un non respect des personnes je trouve (quand l’anonymat est maintenu), et peu bel et bien faire avancer la cause féminine, de manière à ouvrir un débat sur le ressentit féminin, faire évoluer les consciences, plutôt que de dire d’ambler aux interviewés que leur témoignages seront dans un bouquin, et récolter du coup, moins de témoignages (intéressants et nécessaires dans notre société non ?).
    Evidemment je ne parle pas à sa place, mais c’est ainsi que je vois le concept de Solange dans ce bouquin, de base. Mon commentaire a pour vocation a ouvrir le débat plutôt qu’à prendre parti.
    Merci par avance pour votre réponse.

    Répondre
    1. Catnatt
      ·

      @Leo Je vais pas te répondre. Désolée je n’ai plus envie d’être compréhensive, ouverte d’esprit à une discussion. Après ce communiqué de presse, je suis démontée

    2. BoringGwa
      ·

      @Leo : On ne fait pas avancer la cause féminine en s’asseyant sur le consentement enfin !
      Le problème ici n’est pas l’anonymat, mais le fait que du matériel (ici des témoignages) à été utilisé sans prévenir et sans obtenir aucune autorisation des auteures.
      C’est un peu comme publier un artbook avec des images volées sur des sites d’illustrateurs par exemple. Ce n’est ni moral, ni légal et ça ne défend aucune cause.

    3. Jiesse
      ·

      @Leo Je pense qu’en demandant dans l’une de ses vidéos des témoins pour son livre, elle aurait eu largement suffisamment de réponses ! On ne peut pas dire qu’on manque de témoignages, sur 60 millions de personnes rien qu’en France, j’imagine qu’il y en a des dizaines qui auraient voulu apparaître dans ce livre ! Le plus mystérieux dans tout ça est qu’elle a préféré la solution la moins saine et la plus mauvaise pour son image, alors qu’elle avait la capacité de faire quelque chose de beau…

  45. Anon
    ·

    Un lien vers le communiqué fait par Payot, c’est possible ? J’le trouve pas. Merci

    Répondre
  46. Sophie
    ·

    Je suis sur le cul.

    J’aime beaucoup ce que fait Ina avec ce personnage. Mais bon j’en suis pas à ma première déconvenue hein.
    Grâce à ton post je viens d’apprendre comment ce bouquin, qu’il me tardait d’acheter, a été conçu. Et autant te dire que ça me les pète grave.

    Et quand t’en vois des illuminés du bulbe qui te sortent « mais elle est jeune c’est normal », t’as juste envie de leur enfiler un hochet au fond du gosier. La meuf elle a 30 ans, les couches culottes c’est fini ! Après j’y bite rien aux contrats et tout, mais je me renseigne sur les termes quoi (j’espère passer mon futur contrat de CDD aux rayons X).

    Tu sais, je viens d’avoir un flash, et je comprends tellement. J’écrivais des merdouilles sur un site participatif il y a 3 ans de ça, puis mon ex (mon copain de l’époque) m’y a rejointe. Evidemment je me suis prise une baffe quand, 5 jours après l’avoir largué, il a pondu un texte frisant le Musso-Pancol-mêmepascap où il déballait des parties de nos moments intimes, sans même se fouler la rate pour changer les prénoms. Quel trou de balles ma parole.

    Tout mon soutien. N’hésite pas à me contacter par mail concernant les avancées du schmilblick.

    Répondre
  47. Wesley
    ·

    @Catnatt

    Si ça peut t’aider :

    1/ Les oeuvres protégeables :

    Sont protégeables par le droit d’auteur  » toutes les oeuvres de l’esprit, quels qu’en soient le genre, la forme d’expression, le mérite ou la destination. » (art. L 112-1 du CPI)

    L’originalité :

    C’est le critère déterminant d’appréciation de l’oeuvre de l’esprit, afin de savoir si elle est protégeable par le droit d’auteur ou non.
    L’oeuvre doit donc porter l’empreinte de la personnalité de son auteur.

    2/ Les droits conférés par le droit d’auteur :

    Les droits patrimoniaux.

    Ils offrent à l’auteur la possibilité de tirer profit de l’exploitation de son oeuvre et d’exercer un contrôle sur cette exploitation.
    Les droits patrimoniaux comprennent les droits de reproduction, de représentation et le droit de suite.

    Le droit de reproduction consiste en la fixation matérielle de l’oeuvre, par tout procédé, qui permette de la communiquer au public de manière indirecte.
    Les modes de reproduction peuvent être très variés : l’imprimerie, la photocopie, la photographie, le dessin, la numérisation, … (l’article L122-3 CPI en dresse une liste non exhaustive).
    Il y a reproduction chaque fois qu’il y a changement de support de l’oeuvre.
    L’autorisation de l’auteur est requise pour chacun des procédés envisagés dès lors que le droit de reproduction n’est pas destiné à un usage privé.

    Tout acte pouvant être interprété comme une reproduction ou une représentation n’ayant pas reçu une autorisation écrite de l’auteur constitue une violation du droit d’auteur, c’est-à-dire une contrefaçon.

    Tu trouveras tout plein de choses très intéressantes à savoir ici : https://www.dgdr.cnrs.fr/daj/propriete/droits/droits.htm#auteur

    Répondre
  48. Vlo
    ·

    Merci pour ce billet qui n’a pas dû être facile à écrire, merci d’avoir le courage de te battre juridiquement même si c’est fastidieux et décourageant, ce combat permet par la même occasion de lever le voile sur un féminisme hypocrite, opportuniste et décrédibilisant. Je souhaite de tout coeur te soutenir, et je pense que nous sommes nombreux à désirer vous aider, toi et les autres témoins anonymes, par tous les moyens possibles, via des pétitions, appels à boycott ou cagnotte pour t’aider dans tes démarches juridiques.

    Répondre
  49. Jacques C
    ·

    D’abord, tout mon soutien aux femmes citées dans le livre et qui découvrent sa parution sans même avoir été informées (même si leur prénom est changé, ça reste un choc compréhensible, et cette trahison est forcément douloureuse voire violente).

    Ce qui s’est passé ici est hélas assez représentatif de l’usage courant en matière d’utilisation des interviews en sciences sociales. Cela peut aider à comprendre les questions soulevées par l’attitude choquante de « Solange te parle ».

    En ethnologie, en sociologie, l’interview est centrale : le vécu humain est la matière-même de ces disciplines. Pendant longtemps, les ethnologues et sociologues se sont considérés comme « au-dessus de ces considérations », et faisaient ce qu’ils voulaient des témoignages recueillis. C’était paradoxal en ethnologie, où le/la chercheur/chercheuse se place au même niveau que l’interviewé-e (= contrairement à la sociologie qui va généralement étudier des catégories sociales, l’ethnologie est basée sur des faits datables, identifiables, contextualisés : un-e sociologue peut faire une étude sur « les jeunes » mais un-e ethnologue aura la précaution de faire une étude sur « des jeunes », c’est-à-dire des gens précis dans un cadre précis), et où l’égalité de situation devrait conduire à ne pas se sentir au-dessus. Mais hélas, pendant longtemps l’ethnologie s’était concentrée sur les sociétés lointaines, dans un contexte colonial où la condescendance était habituelle – et les personnes citées n’avaient en général ni l’occasion de lire l’étude ou le livre issu des entretiens, ni celle de venir protester. Cette dissymétrie a laissé des traces, hélas, et n’a jamais été officiellement bannie.

    Cette façon de procéder est évidemment indéfendable sur un plan humain. Elle est, depuis des décennies, limitée par un « contrat moral » passé entre le/la chercheur/chercheuse et les personnes interviewées. C’est absolument crucial, vital, essentiel. Il se noue entre l’ethnologue et l’interviewé-e une relation de confiance. Un-e ethnologue qui rompt cette relation de confiance trahit toute sa discipline. Il est d’usage de ne pas faire vérifier chaque citation à la personne citée… mais d’une part l’utilisation de l’entretien était très précisément convenue (et acceptée) à l’avance, et d’autre part un chercheur sera toujours ultra-attentif à ne pas rompre la relation de confiance et de respect. Ça n’est pas une question légale, mais morale (exactement comme ici, où la relation morale a été trahie).

    Ça n’exclut pas des archaïsmes (j’ai entendu récemment dans un colloque un ethnologue talentueux et réputé considérer que si l’un des interviewés d’une étude réclame l’anonymat, il ne faut pas y céder – mais d’autres personnalités de la discipline ont bondi sur leurs chaises en l’entendant). Cela n’exclut pas l’ambiguïté de la situation. Cela n’est pas vraiment satisfaisant. C’est un vieux, important problème, récurrent, que chaque chercheur/chercheuse en sciences sociales apprend à considérer avec précautions et humilité. Et des abus existent (difficiles à envoyer devant la justice).

    Les journalistes sont pires. La plupart des journalistes refusent que l’interviewé relise l’interview avant publication. C’est pourtant le B-A-BA de tout travail oral-écrit : la mise à l’écrit peut conduire à trahir la pensée initiale. Personne ne peut publier un oral « tel quel » en le transcrivant mot pour mot, ce serait illisible. Il faut toujours réécrire, car ce qui a un sens à l’oral peut très bien ne pas avoir le même sens (ou ne pas être compréhensible) à l’écrit. Ce sont deux registres si différents qu’un gros travail de mise en forme est toujours nécessaire. Et dans ce travail, le/la journaliste peut, en toute bonne foi et en toute sincérité, trahir ce que voulait dire la personne interviewée. La relecture doit donc aller de soi. Et pourtant… la plupart des journalistes considèrent qu’exiger une relecture est remettre en cause leur statut, et refusent parfois l’interview si c’est à ce prix. C’est très pervers : ils/elles estiment être en position de force (les gens cherchent à être interviewés), c’est un outil de pouvoir pour les journalistes, ils « accordent » leur intérêt ou « sanctionnent » ceux qui refusent de se plier à leurs exigences de toute-puissance. C’est très discutable, c’est pour moi une vraie anomalie.

    Le cas de « Solange te parle » me semble encore plus discutable. Elle n’a ni la délicatesse relationnelle (et les méthodes cadrées) d’une chercheuse en sciences sociales, ni la position d’une journaliste (qui aurait bien évidemment conduit les interviewées à réagir différemment et pour certaines à refuser l’entretien). Elle agit comme si le « matériaux » des interviews existait par lui-même, indépendamment d’un contexte d’énonciation (des pastilles radio) et indépendamment d’une existence humaine (les interviewées).

    Je ne suis peut-être pas très clair et trop long (désolé, la fatigue), mais je voulais donc souligner deux problèmes :

    1) « Solange te parle » a rompu un principe fondamental en sciences sociales, celui de la confiance et du respect réciproque entre intervieweuse et interviewées. Dès lors qu’elle fait « autre chose » que ce qui avait été évoqué lors de l’entretien, un échange préalable avec chaque personne était impératif (quitte à prendre le risque que certaines refusent de figurer dans le livre : et alors ? si c’était le cas, « Solange te parle » n’avait aucune légitimité à passer outre, ça fait partie des règles évidentes dès qu’on vit entre humains !, son projet personnel ne pouvait pas passer au-dessus des décisions des personnes concernées). La liberté de la chercheuse ne peut pas être invoquée puisqu’elle ne respecte absolument pas les usages de la recherche (à défaut de « règles » propres dans des disciplines qui ont longtemps été border-line en matière de respect des témoins).

    2) Toute écriture d’un entretien oral devrait impérativement exiger relecture par la personne interrogée. En effet, c’est une évidence linguistique, la transcription de l’oral vers l’écrit impose une réécriture (le mot pour mot donnerait un charabia), donc un risque de trahison et d’erreur. Seule une relecture par la personne qui a parlé permet de garantir l’absence de biais. J’ai publié un livre d’entretien… évidemment entièrement relu (et légèrement amendé) par la personnalité interrogée. J’ai publié des « actes de colloques », où chaque transcription a été relue (et parfois retouchée) par les personnes qui étaient intervenues. J’exige toujours de relire les passages où un-e journaliste me cite (interview ou citations dans un article) – non pas pour remettre en cause sa vision personnelle (ni pour ajouter des choses ou en retrancher) mais uniquement pour vérifier l’absence d’erreur. Je me permet ce « je » pour dire que ce n’est pas ici une vue de l’esprit, c’est une pratique vécue personnellement de nombreuses fois des deux côtés.

    Cela posé, et le côté inadmissible, blessant, intrusif, irrespectueux de la pratique de « Solange te parle » étant incontestable, il reste que malheureusement peu de recours existent. Une interview ou un témoignage ne sont en effet pas considérés comme une « création », les textes cités à ce sujet ne s’appliquent pas (un témoignage ne relève pas du droit d’auteur, s’il n’est pas mis en forme et publié par le témoin lui-même). Mais si l’action envisagée est menée et si elle aboutit (on peut toujours espérer !), ce sera intéressant bien au-delà de ce seul cas. Car les livres d’entretien se multiplient, permettant parfois de mettre en valeur (et de rémunérer) des gens qui n’ont pas fait autre chose qu’une simple collecte de savoirs d’autrui, c’est une pratique qui est souvent correctement gérée (avec un vrai travail de recherche, une vraie relation respectueuse avec chaque personne interviewée, etc.) mais qui peut parfois déraper et qui risque de le faire de plus en plus souvent en se multipliant : il serait temps de moraliser tout ça.

    Répondre
  50. Fraelnir
    ·

    En ce qui me concerne, je suis le premier, lorsque les propos de certaines féministes extrêmes tournent à la mysandrie parce que «à bas le patriarcat, vous nous avez dominées pendant des millénaires, à nous de vous mépriser», à gueuler un bon coup.
    En tant qu’homme se considérant comme féministe, je suis pour une égalité totale en droit comme dans les faits quel que soit le genre de la personne. Mais profondément contre les discours revanchards et violent dont, si je peux parfois comprendre les raisons en connaissant le vécu de la personne, je ne peux m’empêcher de trouver fondamentalement débiles et contre-productifs pour toute cause. Enfin je m’égare.

    À mes yeux, Solange a en effet mal agi dans ces circonstances, et étant comme vous, profondément attaché à la notion de respect, une telle attitude me débecte et me révolte. Cependant, malgré les problèmes de cohérence entre son discours habituel sur le consentement et ses actes avec la publication de ce bouquin, je pense que le problème dépasse même carrément la notion de féminisme, pour toucher tout simplement au respect de la personne humaine et de sa dignité, qu’elle soit homme ou femme, même si en l’occurrence, il n’y a que des femmes parmi les «victimes» de ses actions. Ce qui d’ailleurs décrédibilise d’autant plus son propos et son personnage.

    Bref, en un mot comme en cent, et pour ce que ça vaut, vous avez mon soutien dans vos éventuelles actions pour obtenir gain de cause, ce que je vous souhaite.

    Répondre

  51. ·

    J’ai survolé les commentaires et je suis effarée de voir autant de personnes prendre la défense de Solange pour la simple raison que ce qu’elle a fait est légal. C’est peut-être bien le cas, je le réfute pas, mais c’est putain de pas moral, témoigner pour une émission de radio dans le but de soutenir d’autres personnes, c’est une chose, voir son témoignage dans un livre sans en avoir donné la permission, c’en est une autre.

    1 – Et si la personne en question avait pour projet d’écrire une biographie? Son histoire a déjà été utilisée, elle ne pourra jamais écrire son livre dans le sens où ce serait un doublon et ça n’aurait plus du tout le même impact. Écrire son histoire a un pouvoir thérapeutique énorme et priver quelqu’un de ça, c’est à mes yeux, totalement dégueulasse.

    2 – Il y a la question de l’argent, Solange va ou s’est fait pas mal de thune en utilisant des histoires qui n’étaient pas d’elle.
    Le fait est que c’est pas son histoire et c’est pas non plus de la fiction, c’est un genre de « TOP 10 des stars laides sans maquillage » version féminisme, en bref, elle prend des infos déjà existantes et elle les balance en mode « mnt c’est à moi parce que je l’ai réécrit » et elle se fait de la thune.

    Vous m’excuserez mais ça a beau être légal, c’est immoral.
    Si quelqu’un utilisait mon histoire pour écrire un roman, je PQfierai sa maison et j’y mettrai le feu.
    Je trouve ça vraiment affreux.. J’espère qu’il y aura une suite à cette histoire

    Répondre
  52. Charlotte
    ·

    Je tombe des nues. Comme beaucoup je n’avais pas connaissance du projet radio et avais compris qu’Ina avait recueilli vos témoignages précisément pour le livre. Ca m’énerve parce que je l’aime bien, moi, et que j’ai aimé lire ce livre, son existence même. Et je n’ai pas envie d’avoir une raison de ne plus les aimer. Alors je ne peux m’empêcher de l’imaginer, elle, prise au piège d’un contrat avec son éditeur qui, sous prétexte que ce serait légal, l’empêche de vous prévenir pour ne pas prendre le risque de perdre une miette de vos histoires. Et je sais que je ne devrais pas faire de l’agresseur une victime, jamais, mais il va me falloir quelques jours pour accepter qui elle est vraiment.

    J’espère que Payot et Ina auront le courage d’admettre publiquement leur incorrection de ne pas vous avoir prévenues, de demander pardon pour leur mépris total de votre consentement et accepter les conséquences de leur actions s’il s’avère qu’ils n’ont pas respecté la loi.

    Courage à toutes pour les jours à venir et pour tout le temps qu’il faudra à refermer les plaies qui ont été ouvertes brutalement par la publication de ce livre. D’ailleurs, on en fait quoi ?

    Répondre
    1. Lena
      ·

      En fait, Charlotte, t’essaies juste de comprendre. Comprendre c’est pas forcément pardonner. Mais c’est nuancer son jugement et reconnaître que l’autre peut faire des erreurs. Solange est humaine, l’erreur est humaine. Chercher à comprendre pourquoi elle a fait ça, c’est conserver son humanité, ce dont elle ne doit pas être privée malgré toute les peines qu’elle peut causer. Alors j’apprécie ton commentaire et je tiens à rassurer ta crainte : en essayant de la comprendre, tu ne la rends pas victime. Mais tu nous aide à avoir un jugement moins manichéen. Ca fait du bien à lire. Et puis, qui dit qu’être agresseur ne rend pas victime ? Je ne pense pas qu’elle soit très heureuse et fière d’elle en ce moment. Je l’imagine plutôt au fond de son lit, meurtrie. Tout n’est pas noir ou blanc, le gris existe. Le contexte, l’appât du gain, les pressions, l’engouement, la popularité, la naïveté, tout ça, ça existe aussi. Et le regret ? Aussi.

  53. Une anonyme déçue
    ·

    Je suis une fan de Solange. Et je suis très déçue.

    Ce qui est choquant, c’est qu’il est évident qu’elle a du se poser la question: je les préviens ou pas?

    Vos témoignages SONT le livres, vous êtes le livre! Elles ne peut pas vous avoir oublié, c’est impossible!

    Et sachant ça, elle pris la décision, avec son éditeur, de ne pas vous prévenir. Et c’est là que ça coince. Ils ont CHOISIT de ne pas vous prévenir, ils ont pris la DECISION de ne pas vous prévenir! Une personne anonyme reste une personne bon sang! Et çà, c’est degeulasse. Car ils se sont assis sur votre consentement, votre avis et pour couronné le tout, votre vie intime et sexuelle.

    Légal ou pas, cette décision déliberée de ne pas vous prévenir, trahi un opportunisme irrespectueux qui s’oppose totalement au personnage de Solange.

    Ils ont choisit de faire ce coup bas sous couvert du Légal. Et ce côté « on est intouchable, c’est légal » est insoutenable. Vous avez parlé de votre vie intime, parfois même de traumatisme!

    Une personne anonyme reste une personne et ça ne se fait pas! On prévient les gens bon sang!
    C’est inacceptable.

    Répondre
  54. Une anonyme déçue
    ·

    Elles à utilisé vos témoignages comme de la matière première et vous à complètement déshumanisé! Ce qui complètement dingue quand on sait que la démarche du projet est: « j’ai voulu donner la paroles à ces femmes. » En somme un projet, humain, d’échanges, de solidarité ET elle ne prend même pas la PEINE de prévenir les femmes en question?? Mais WTF??

    Répondre
  55. tagada
    ·

    Bon en même temps si on raconte son histoire à un tiers, le tiers peut en faire ce qu’il veut. les idées sont de libre circulation. Ce type d’événement s’est produit 100 fois et se reproduira encore 100 fois dans l’histoire de la création. C’est l’histoire de la couleur des sentiments aussi. Ensuite on peut crier au scandale, mais l’acte de mise en forme, donc le travail d’auteur, est fait par l’auteur pas par le conteur du récit qui ne fait naïvement que livrer de la matière brute. En effet si on place « Légal » VS « moral »,, ce ne sont clairement pas des concepts similaires. J’ai cru comprendre que Solange était une connaissance si pas une pote je comprends l’amertume, mais du point de vue de la création, elle n’a rien fait de répréhensible. Humainement c’est autre chose.

    Répondre
    1. Salomé
      ·

      sauf que ce n’est pas vrai. D’un point de vue légal, le témoin est l’auteur de son témoignage. Co-auteur, si le témoignage est récrit. Mais quoi qu’il en soit, son autorisation est nécessaire, ne pas l’obtenir, c’est se rendre coupable de contrefaçon.
      Je suis sidérée que l’éditeur n’ait pas été plus prudent (c’est à lui de connaître la loi, et de mettre en garde ses auteurs).

    2. Salomé
      ·

      à cela s’ajoute le respect de la vie privée. Même anonymisée, elles sont, au moins pour certaines d’entre elles, reconnaissables par le contenu du témoignage.

    3. BettyLoutre
      ·

      c’est une chose de se servir d’une histoire pour en faire un roman, s’en est une autre que de faire un recueil de témoignage sans romancer du tout les paroles recueillies. Elle ne fait pas ce qu’elle veut, c’est comme si elle avait pris des photos de ces femmes pour en faire une expo et qu’elle éditait un bouquin sans leur consentement. Quand on signe une autorisation de droit à l’image c’est pour UN média précis sur UN temps précis. Hors de ces précisions, l’accord est nul. Si l’autorisation signée ne revêt pas ces précisions, l’autorisation est caduque. Le droit à la propriété intellectuelle n’est pas qu’un concept.


  56. ·

    Forcée de constater que pour certain la libération de la parole est similaire à de l’impudeur …
    L’utilisation de témoignages à une autre fin que le projet de base en est une cependant. Il n’y a pas « d’abus » à vouloir contrôler jusqu’où et pour quelle cause ira un témoignage. Ici on parle d’agression, de violence, de non-consentement, il me semble alors « ironique » de la part de Solange d’instrumentaliser injustement vos témoignages, sans consentement. Il est également compréhensible que les dédommagements ni changeront pas grand chose face à la déception à laquelle tu dois faire face.

    Déçue et franchement vexée au nom de toutes ces femmes comme toi qui ont parlés.

    A vous à qui ont a donné la parole ne regrettez jamais d’avoir parlé, mais ne laissez personne s’approprier votre histoire.

    Répondre
  57. denise
    ·

    Elle me dégoute cette nana. Sympa! elle se fait de la thune sur le dos de femmes qui témoignent anonymement. Par principe elle aurait quand même du informer et demander l’approbation avant de publier son livre {qui n’est pas vraiment son libre du coup}

    Encore une manipulatrice qui trouvera les mots justes pour vous décrédibiliser. Quand on fait de la merde Solange on assume point.
    Les bonnes manières ça se perd.

    Je trouverai assez équitable d’envoyer une bonne partie de vos bénéfices aux femmes que vous avez utilisée pour faire ce livre. La moindre des choses quand on essaye de prendre les gens pour des cons.

    Je suis bien choquée de le savoir en tout cas.

    Répondre

  58. ·

    Je ne comprends même pas comment on peut débattre sur le sujet. Peu importe à qui la loi donne raison, ou l’exigence d’anonymat. Le RESPECT pur et simple exige de demander l’autorisation du témoin avant de publier son histoire, ce que j’ai toujours fait de mon côté. Si j’avais commis cette erreur, je me serais au moins contentée de m’excuser tête baissée.

    Répondre
  59. BettyLoutre
    ·

    Ah mais moi je comprends très bien pourquoi elle n’en a pas parlé !
    En en parlant avec les « témoigneuses » (ouais c’est moche comme mot mais bon, elle aurait été dans l’obligation de leur proposer une partie des droits d’auteur.
    En effaçant tout et en sortant sans votre consentement, elle se dit qu’elle peut nier votre participation et donc votre droit moral, bref, garder tous les droits pour elle.
    C’est un peu dommage parce que ça fait un peu fillonade comme procédé : je me fait connaitre pour mon engagement juste, je me fait gauler comme une merdeuse les main dans le sac de bonbons.
    Ouais, c’est con, je trouvais bien qu’elle gagne en visibilité, je ne lui accorderai plus aucun crédit.

    Répondre
  60. Lou
    ·

    Très choquée parce que je viens de lire. sans être une fan de Solange non plus, je trouvais positif qu’un lire de ce genre sorte et ait une certaine médiatisation.
    Mais cette méthode ! je suis nulle en droit, peut-être que c’est légal, mais c’est inhumain. (ps les fans de Solange dans les coms : arrêtez de la défendre svp)
    Force et courage à vous et aux autres personnes qui ont témoigné <3

    Répondre
  61. Cyriaque
    ·

    Hello Catnatt,

    Si je viens écrire quelques lignes en commentaire, c’est que j’ai juste envie de vous laisser un message de soutien : SOUTIEN ! 🙂
    Effectivement, vous avez raison, les motivations de « STP » en publiant ce livre ne sont pas crédibles lorsqu’on connaît l’histoire qui vous touche.
    Ce manque de précautions -volontaire?- pour un sujet si sensible pour vous n’est pas recevable.

    Voilà. Du coup, je pense que les stats de votre site ont dû péter ces derniers temps, j’espère que cela vous réconforte malgré cette couche de haters à ce sujet.
    (Quelque part, tout est « instrumentalisable », dommage que le respect ne soit pas un principe pour tout le monde..)

    Bonne continuation

    Répondre
  62. Audrey
    ·

    J’hésitais à l’acheter, je n’hésite plus. Une honte et une insulte envers un max de valeurs telles que l’honneteté, le respect d’autrui et de soi-même (clairement pour moi elle n’a respecté personne en bafouant ses idéaux pour un bouquin en vente de caisse à la FNAC), l’amitié, … Dans cette histoire, Solange incarne la mauvaise foi et ça fait peine à voir.

    Répondre
  63. Laura-Lisa
    ·

    Je n’en reviens pas ! Ca fait des années que je suivais Solange, je me suis abonnée à ses vidéos à l’époque où elle n’était que très peu connue, je l’ai vue se développer, aborder des sujets de plus en plus concrets, faire un film, un livre…
    Et là, boum. Le masque tombe. Je suis dégoûtée, sérieux.
    Je suis passée sur sa page Facebook et apparemment elle supprime tous les posts liés à cela. Elle ne fait aucune annonce…
    Elle s’est même permise de poster sous un commentaire d’un type qui en parlait, mais sans donner de réponse, juste pour dire qu’elle ne le supprimerait pas car il n’était pas insultant… J’en revenais pas de tant de foutage de gu*ule, Madame prend la peine de commenter mais ne répond en rien à la question…

    Penses-tu la poursuivre en justice ? (je ne m’y connais pas énormément mais pourtant elle semble clairement en tort…)

    Merci pour cet article et courage, en tout cas.

    Répondre

  64. ·

    Dingue cette histoire, je viens de lire ce qui c’est passé, je ne savais pas que tu avais participé à son « étude »…

    Répondre

  65. ·

    Bonjour, je suis tombé il y a 30 minutes sur l’article de rue89 qui parle des dérives de Ina Mihalache aka Solange et j’ai étais surpris, puis j’ai lu ton billet qui m’a particulièrement touché car je suis attaché à ce qui concerne la vie privée, notre identité. Je trouve qu’elle a eu un comportement déplorable, l’éditeur a aussi une responsabilité si il/elle était au courant et Brunet ne vaut pas mieux.

    Petite parenthèse, je suis davantage sur le combat des multinationales connues par les internautes qui volent des données et qui sont en étroite collaboration à la NSA, mais en France je remarque qu’il peut arriver que les gens en public prenne en photos d’autres, ou entre amis et qui se permettent de les diffuser à tout va, vaste sujet.

    Bref dans tout les cas notre vie privée doit être respectée, tu es tout à fait dans tes droits de t’opposer à la publication ou de porter ça en justice si tu en ressens le besoin.

    Bonne chance

    Répondre
  66. delphine
    ·

    BON, elle s’est enfin exprimé, je réitère mon soutien ABSOLUE à votre démarche. Cette vidéo est une horreur, j’ai voulu attendre, j’ai attendu, maintenant c’est très clair. Cette nana est une petite arriviste qui n’arrive plus à faire la différence entre elle et son personnage! Sa vidéo est honteuse, aucunes excuses, un mépris total. Ca y est je suis super énervée!

    Répondre
  67. delphine
    ·

    Surtout que je me suis faite taxé de féminazie par une de ses fanzouzes avant d’être banni de sa page facebook pour avoir simplement demander des explications. C’est du délire cette histoire!

    Répondre
  68. Joséphine B.
    ·

    les scientifiques prennent des précautions que les journalistes, à fortiori quand ils n’en sont pas vraiment comme Solange, ne prennent pas

    c’est la grosse leçon que j’apprends

    après, je pense réellement qu’elle n’a pas vu le mal dès le moment où c’était anonymisé que vous aviez montré votre volonté au départ du projet: car vous êtes protégé contre le fait d’être reconnu et qu’elle a du penser que pour vous seul le but comptait, pas le médium

    et … elle a eu tort !

    ça ne m’empêche pas d’aimer une partie de ce qu’elle a fait, cela dit je ne l’ai jamais considéré comme « féministe », elle évoque des sujets qui la touche mais ce livre est peut-être l’oeuvre la plus féministe qu’elle ait produit, paradoxalement

    sur ce, aujourd’hui, si vraiment elle n’est intéressée que par l’argent, elle a eu son buzz et vendra plus de livres ! et se retrouve protégée car il est impossible d’attaquer quelqu’un pour rupture de l’anonymat quand on a soi-même rompu cet anonymat. Mais au moins tu t’es défoulée et tu montreras que tu es prête à te battre jusqu’au bout. Et le fait de se battre jusqu’au bout, c’est beau.

    Répondre
  69. Louise M
    ·

    Je réitère un immense soutien aux concernées !

    Ici, la colère ne retombe pas, suppressions de commentaires et bannissements à la chaîne de la page de Solange, sa vidéo « d’explications » d’une minute ne passe pas, tout ça est franchement écœurant.

    J’espère que vous avez la possibilité de vous soutenir les unes les autres, plein d’amour !

    Répondre
    1. Joséphine B.
      ·

      j’espère que cette vidéo était seulement à chaud et qu’elle fera une vidéo plus longue à froid

      elle n’est clairement pas suffisante

  70. Vanina
    ·

    Il y a quand même un avantage à tout ça, j’ai découvert ton blog. Courage à toutes !!!!!! No pasajan le patriarcat !!!! SOLIDARITE !!!

    Répondre
    1. Catnatt
      ·

      Hahaha ! Merci @Vanina

  71. Lil
    ·

    Je vous envoie tout mon soutien.

    Je trouve le procédé écœurant. Les explications de Solange sur sa page (on ne peut pas vraiment parler d’excuses…) sont à la limite du mépris. C’est con, elle aurait pu faire profil bas, s’excuser platement et voir avec vous et les autres femmes dont elle a abusé en privé… Elle a préféré en faire une vidéo où elle se victimise complètement, sachant pertinemment que ça attirerait la sympathie et le soutien de sa fanbase… Et comme dans le lot ils sont pas tous très finauds, ça attire aussi leurs commentaires dégueulasses sur vous.

    Je trouve particulièrement dégueulasse de ramener le problème a une pure question d’anonymat. Elle vous décrédibilise en donnant l’impression que vous créez le problème que vous dénoncez (puisque vous sortez de l’anonymat pour le faire). C’est dégueulasse, parce qu’en suivant son raisonnement, ça fait d’elle la victime et de vous la méchante…
    Autant j’acceptais de penser que cette histoire n’était que maladresse, autant avec ces explications, ça donne l’impression d’être pensé…

    Encore une fois, courage et soutien.
    Sachez qu’au delà de la cohorte de merdeux qui bavent sur vous, il y a des gens qui vous soutiennent. Ce qu’a fait Solange est intolérable.

    Répondre
  72. delphine
    ·

    Pour info si jamais vous devez payer des frais d’avocats je participe volontier à un crownfounding! Je ne sais pas si ça se fait mais ça me rend dingue d’être impuissante et j’ai vraiment pas envie qu’elle s’en tire aussi facilement, avec une vidéo minable qui nous prend pour des demeurées. Il ne devrait pas y avoir de précédents juridiques qui pourraient permettre à ce genre de choses de se reproduire sans le futur… putain si on ne peux plus faire confiance à ce genre de nanas, alors plus rien n’a de sens. Ce m’fout en rogne, je décolère pas!

    Répondre
    1. stéphanie v.
      ·

      Crownfunding ? Je participe avec plaisir.

    2. Louise M
      ·

      Pareil, s’il y a un jour un financement participatif de mis en place pour payer des frais d’avocats, je participe !


  73. ·

    Effarant ! Décidément les personnages ont du mal surtout ceux encensé via Libé/Inrocks et autres (Affaire Medhi etc….).

    J’ai lu votre commentaire pour chercher à vous organiser : utilisez slack plateforme de travail collaborative qui vous permettra de pouvoir gérer correctement tout l’ensemble sans jamais passer par l’email.

    Etant comme vous plutôt psycho rigide sur les principes de bases (respect, consentement etc…) je comprends votre colère et sentiment d’être pris pour une ‘conne’, si toutefois vous me passer l’expression par l’autrice.

    https://slack.com/

    Bon courage à vous toutes et surtout ne jamais laisser passer l’ignominie sous sa parure dorée du succès.

    #BiGuP

    Répondre

    1. ·

      et en m’excusant pour les quelques boulettes orthographiques et gramaticales 🙂


  74. ·

    @Catnatt, Hortense, Alexiel et les autres interviewées
    Bonjour,
    Je fais moi aussi partie du public de Solange Te Parle depuis un moment et je veux vous dire avant tout que je suis profondément désolé de ce qui vous arrive. Au vu des éléments actuellement disponibles, vos réactions me paraissent tout à fait compréhensibles.
    Ensuite, la prudence voudrait que j’attende que l’orage soit passé avant de le faire mais ça va tellement vite sur les réseaux sociaux… alors tant pis si je me fais latter pour ça mais je voudrais aussi plaider pour qu’après cette affaire on ne jette pas le bébé avec l’eau du bain.
    Je n’essaie pas de dédouaner Ina sur ce coup-là, hein, et je n’ai aucune intention de parler à sa place. De même, certain(e)s profitent de votre déception et votre indignation légitimes pour essayer de décrédibiliser l’ensemble de son travail et son féminisme dans un de ces lynchages 2.0 dont la twittosphère est coutumière mais je comprends parfaitement que ce soit le cadet de vos soucis actuellement.
    Cependant pour ce qui vous concerne je trouverais vraiment malheureux que vous en veniez un jour à regretter d’avoir témoigné à l’époque , parce que j’avais écouté les capsules et j’avais trouvé ça courageux, touchant et surtout d’utilité publique.
    J’ai conscience que c’est trop demander pour l’instant mais si vous pouviez garder ça dans un coin, pour plus tard .. En tout cas merci de m’avoir lu jusqu’au bout.

    Répondre
    1. Catnatt
      ·

      En ce qui me concerne c’est terminé de témoigner sans accord écrit. TERMINÉ !

      Et je ne ferais plus jamais confiance sur ce terrain-là, copine ou pas copine.

    2. Alexiel
      ·

      @LeMatou69
      Oui les capsules c’était bien. Les conditions de témoignage et de diffusion à l’époque on les avait approuvées, d’ou leur existence.
      Le bouquin c’est une toute autre chose, et surtout sans notre consentement. C’est le point de toute cette affaire. C’est vraiment simple.

      Le fait de regretter ou non, ca vient surtout de la manière dont nos témoignages (faits dans un cadre precis) ont été traités après coup. Colère légitime.

      Comme quand tu dis quelque chose à quelqu’un sous couvert de la confidence, et que cette personne rapporte ces propos à d’autres, sans ton consentement et sortis du cadre.

      Nous on a pointé du doigt le manque de correction et le non respect du cadre initial, c’était vraiment la moindre des choses à faire. Après le tourbillon twitterien/médiatique c’est pas de notre fait a nous, mais de son indifférence et irrespect.

      Si ca n’avait pas pris cette ampleur, aurait-on eu droit à une vidéo d’Ina prenant le public à témoin de sa maladresse, avant meme de nous contacter nous en premier lieu pour présenter des excuses?

      On a bien fait, et voilà c’est maintenant en train de régler. Une fois de plus ce n’est pas la fin du monde et il y a plus grave. Ca méritait quand meme d’être signalé, surtout avec la souffrance qui en a résultée.

  75. Charlotte
    ·

    Bonjour,

    Les commentaires sont filtrés ?

    Répondre
    1. Catnatt
      ·

      Oui je fais comme Solange krr krrr

      Et qu’elle s’estime contente parce que j’ai refusé d’en valider des beaucoup trop violents à son égard.

  76. Christophe
    ·

    Cette affaire est vraiment dégueulasse.
    Vous avez tout mon soutien.

    Répondre
  77. Catnatt
    ·

    Merci infiniment à ceux et celles qui ont proposé un financement participatif.

    La question se posera éventuellement, mais j’espère toujours que Solange va comme je l’ai demandé nous envoyer une demande d’autorisation en bonne et due forme.
    Voir ici : http://heavencanwait.fr/2017/03/tendre-la-main-a-solange/

    En ce qui me concerne si je n’ai pas reçu un mail dans ce sens d’ici une semaine, je pars pour à minima une lettre avec AR à l’éditeur et/ou Solange.

    Si jamais il y avait des frais d’avocat, voilà comment je vois les choses : je paye ce que je peux payer, je demanderai une estimation, si ça dépasse ma trésorerie, on établira peut-être une provision avec un montant précis. Le financement participatif sera limité à ce montant précis. Quitte à en faire plusieurs fois avec des petites sommes.

    On ne pourra pas vous fournir des goodies ou des bouquins (mouarf) à moins qu’on puisse vous envoyer en cadeau des photocopies de ma (notre) requête. (je plaisante 😉 )

    J’insiste, j’espère toujours un accord à l’amiable où elle nous demanderait notre consentement; Refaire les choses proprement.

    Bonne soirée 🙂

    Répondre
  78. Lulu
    ·

    si vous n’avez pas les moyens pour un avocat, il y a l’aide juridictionnelle. D’autre part, un travail non rémunéré au départ serait envisageable pour un avocat, car le cas est un cas d’école des droits d’auteur et du respect du témoignage.
    Vous n’avez pas signé d’autorisation, c’est donc illégal.
    Attaquez, ne lui donnez aucun temps pour préparer une bancale défense.

    Répondre
  79. Framboise
    ·

    Bonjour Catnatt (& guests),
    Je suis assez admirative de votre capacité à passer l’éponge sur cette histoire…

    Je ne suis ni fan ni pas-fan de Solange, j’ai vu des vidéos il y a quelques années, qui m’ont laissé un souvenir sympathique. Pas au point de m’abonner, mais passons.

    Ce qui vient de vous arriver m’évoque le cas du Projet Relire, qui est passé somme toute assez inaperçu auprès du grand public.

    En résumé, l’Etat français a amendé en 2012 le code de la propriété intellectuelle, pour faire en sorte que, si un livre paru avant l’année 2001 venait à tomber en rupture d’exploitation, l’Etat soit en droit de le faire numériser et de le rendre disponible via une plateforme dédiée de son choix, sans avertissement et sans accord préalable de son auteur.

    L’affaire a été mise au jour par quelques auteurs très fortement (et très justement) attachés au droit fondamental du respect de leur oeuvre : droit de repentir, droit de choisir si on souhaite ou non rendre une oeuvre papier disponible en format numérique, etc.

    Les auteurs, ainsi que l’indique l’article Wikipédia consacré à ReLIRE, étaient ajoutés d’office à la base de numérisation, et devaient, s’ils souhaitaient s’y opposer, passer par un fastidieux processus administratif. Il n’était pas possible de déclarer une bonne fois pour toute qu’on ne VOULAIT PAS y figurer. Il fallait s’opposer, livre par livre, à chaque projet de numérisation. On cite l’exemple de Cavanna, qui, je cite : « malade, âgé de 90 ans et n’utilisant pas internet, qui doit pour sortir ses douze ouvrages du registre « repérer ses douze titres ; cliquer douze fois sur « S’opposer à l’entrée en gestion collective de cette édition » ; remplir douze formulaires en ligne ; et envoyer par la poste, en recommandé avec accusé de réception, douze photocopies de sa carte d’identité et douze « déclarations sur l’honneur pour attester de sa qualité d’auteur » avant le 21 septembre » »

    Le projet date de 2012.
    Il a fallut attendre novembre 2016, et la détermination farouche d’auteurs et d’associations prêts à aller jusqu’au bout, pour que la Cour européenne des droits de l’homme déclare ce registre illégal, rappelant la nécessité de protéger le consentement des auteurs avant toute diffusion de leurs textes…

    Ce qui me rappelle ce que vous venez de vivre, c’est ce principe du « consentement supposé » au motif du « bien public ».
    Cet argument avait également été utilisé dans l’affaire que j’évoque.

    Comme si, ce qui un jour a été, le plus intimement possible, à vous, pouvait devenir utilisable à volonté parce que ça peut être utile à beaucoup.

    Quel bien public peut-on espérer tirer d’une violence faite à l’individu ?

    Je m’étonne, à l’heure où, vainement, des millions d’internautes persistent à poster sur leur Facebook qu’ils interdisent à Facebook d’utiliser leurs données personnelles, à l’heure où tout le monde s’interroge sur le sort des « données collectées » sur nos espaces d’expression en ligne, publics ou privés, que votre revendication ne soit pas comprise par certains, et vue dans son entière légitimité.

    Madame Michu et Monsieur Mousse hurlent à la mort pour que Google ne vendent pas leurs clics sur des sites d’achat, qu’on ne monnayent pas leurs listes de courses, et que Facebook n’utilise pas leurs photos de vacances, pourtant postées en public.

    Mais pour le bien public et le bien des femmes, il faudrait que vous, vous acceptiez qu’on réutilise, sans votre autorisation, des témoignages que vous avez confiés dans un cadre plus que précis ?

    Je m’étonne, oui.

    Le contexte dans lequel vous avez (les différentes femmes ayant témoigné) confié vos vécus a été largement raconté.
    Il a été question d’ambiance décontractée et en chaussettes, informelle, décontractée, le genre de cadre qu’on met en place pour faciliter la confidence.
    Et la radio est loin d’être le média le plus porteur aujourd’hui.
    Parler, c’est une chose.
    Si vous aviez eu à relire vos paroles à l’écrit en vue d’une publication, peut-être auriez-vous hésité, modifié, refusé.

    En tous les cas, vous auriez eu le choix, du devenir de votre parole.
    De VOTRE intimité, en l’occurrence.

    Rien ne peut expliquer, rien ne peut justifier, que la réalisation de ce projet n’ait pas été précédée d’un coup de fil, et d’un : « Tu prendrais un nouveau café en chaussettes près du canapé ? J’ai un projet avec un éditeur, et ça te concerne, et j’aimerais t’en parler… »

    Bonne continuation, quoi que vous décidiez de faire.

    Répondre
    1. Catnatt
      ·

      Merci pour votre commentaire Framboise. Il fait du bien. Merci pour l’anecdote juridique, je prends aussi.

      D’abord je suis assez sidérée par la capacité des gens à se laisser marcher dessus et à marcher sur la tête des gens. Parce que je n’oublie pas qu’il y en a 8 qui n’ont rien dit, ne se sont pas manifestées (pour des raisons qui les regardent). C’est factuel.

      Désolée, mais la comparaison avec Baupin de EELV, j’y pense tous les jours depuis samedi dernier. Parce que certaines savaient que le bouquin était sorti et n’ont rien dit par peur, par indifférence, par malentendu. Parce qu’après certaines sont allées au carton à leur place et se sont fait signifier que c’était trop tard. Parce qu’après Baupin a continué de faire le mariole comme si de rien n’était. On est là -dedans.

      Je n’oublie pas non plus que c’est la même petite histoire à chaque fois : à savoir on est prompt à défoncer des gens loin de soi, mais on fait preuve d’une tolérance ahurissante dès lors qu’ils sont plus proches. Je fais référence à tous ces gens, voire parfois journalistes, qui défoncent Fillon toute la journée sur le fameux  » c’est peut-être pas moral mais c’est légal » et qui comprennent cette pauvre petite Solange si maladroite.

      Je fais référence aussi à tous ces fans de Solange qui on peut le supposer se sentent proches du féminisme et s’assoit sur mon consentement parce que c’est leur chère Solange. Gageons que Finkielkraut ou n’importe qui du genre aurait fait la même chose, ils l’auraient défoncé. Cette petite mécanique là explique très bien les tragiques faits divers qui arrivent tous les jours. On s’excite sur le lointain, on ferme sa gueule sur le voisin.

      On marche sur la tête.

      Ce matin je suis tombée sur ce commentaire sur la page FB de Solange :

      « De tout coeur avec vous pour ces questions d’anonymat. Vous avez protégé l’anonymat et vous avez contribué à leur liberté. Celles qui se plaignent cherchent à profiter de votre notoriété et avoir un peu d’argent. Gardez la tête haute. La morale et surtout l’amour sont de votre côté !!!!! (insérez ici des smileys) Continuez !  »

      Carrément : contribuer à notre liberté à l’insu de notre plein gré.

      Je vous jure, au delà de ce qui nous arrive, à 46 ans, j’ai encore pris une belle torgnole sur le genre humain avec cette histoire.

      Sans déconner les gens sont complètement cintrés et j’en arrive à la troublante conclusion que je suis peut-être névrosée, mais je suis aussi dangereusement normale. Et je n’oublie pas parce que je le sais à mon âge, que quoi qu’il arrive, je vais rester seule avec cette histoire. Malgré toute la solidarité, malgré tout, on reste seul avec cette trahison.

      C’est comme ça.

      (désolée j’ai tartiné)

  80. Laurence
    ·

    Bonsoir, juste quelques mots de soutien et peut-être attirer votre attention sur le fait que si vous devez engager une procédure, moins vous en direz ici et mieux cela sera. Car, croyez-moi, rien ni personne ne seront épargnés.
    Ceci dit, vous gagnerez, c’est évident, quelle que soit l’issue, elle vous sera favorable, il ne peut en être autrement. Mais quelle déception…
    La non-réponse de Solange/Ina est pathétique. On ne sait plus qui est qui. Le sait-elle encore elle-même quand elle se réfugie derrière son personnage pour excuser le manque de professionnalisme et le défaut d’éthique de la journaliste ?
    Moche tout ça. Beurk Solange.

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    1. Catnatt
      ·

      @Laurence merci pour votre bienveillance Laurence. Vraiment…

  81. Framboise
    ·

    Oui, vous avez raison, c’est une question de distance proche / lointain.
    Et, oui, la comparaison avec Baupin me semble appropriée.

    Je suis vraiment désolée. Pour vous.
    Et je mesure l’ampleur de la déchirure (supplémentaire) que cette affaire a pu vous infliger, sur la vision de l’humain, cette créature bizarre, et ses motivations, impossibles à comprendre pour certaines d’entre elles.
    Impossibles à accepter. Résolument.

    Il y a des ogres, dehors, pleins.
    Et le si tristement célèbre « silence des gens de bien » les aide à prospérer.

    Ce qui est pathétique, c’est que toute proportion gardée, chaque individu a pu rencontrer une situation même un tant soit peu similaire à ce qui vous arrive.

    C’est le moment où la secrétaire de direction qui a passé deux mois à organiser des festivités parrainées par sa société, s’aperçoit que tout le monde a été invité, sauf elle.

    Celui où l’époux s’aperçoit que pour préparer l’anniversaire de leurs dix ans de mariage, sa femme a consulté les emplois du temps arrangeant tout le monde, sauf celui du principal intéressé.

    « Tu ne crois pas que tu aurais pu m’en parler ? »
    Qui peut, sans mentir, prétendre n’avoir jamais eu à dire cette phrase ?
    Et n’avoir pas souffert d’être dans une situation l’obligeant à la dire ?

    Je ne connais pas un seul individu qui n’ait vécu ce genre de situations, plus ou moins douloureuse, où il ait pu se dire : « Je suis le / la / un(e) des principales personnes concernées par ce qui est en train de se passer, et tout le monde a été consulté / a participé, sauf moi. On a considéré en somme que j’étais quantité négligeable / que mon avis / ma présence / mon opinion, n’étaient ni importants ni requis. »

    C’est le moment où, pour une raison inconnue et injustifiable, un individu s’aperçoit qu’il a totalement disparu des pensées de quelqu’un, alors qu’il aurait dû, au contraire, s’y trouver au premier chef.

    C’est être ramené à l’état de chose, de statistique, d’ombre, de rien.

    Cela peut être l’effet d’une étourderie, d’un oubli, mais ça ne fait pas passer la blessure initiale.
    Seules de sincères, directes et immédiates excuses peuvent permettre de réparer cette blessure.

    On est loin du compte, dans le cas qui vous concerne…
    Et les circonstances sont bien plus lourdes de conséquences que celles que je viens d’évoquer.

    Je n’en parle, de ces anecdotes toutes simples, que parce qu’il me semble qu’il n’est pourtant pas difficile d’imaginer ce qui vous a été fait.
    Que chacun pourrait se mettre à votre place, en trouvant dans son vécu un cas même lointainement similaire, où il a profondément ressenti cette envie de dire ce : « Tu ne crois pas que tu aurais pu m’en parler ? »

    J’oserai vous conseiller d’essayer de ne plus lire ce qu’écrivent ses fans.
    Je sais (par expérience) qu’il faut du temps pour se remettre de ce genre d’expositions publiques violentes et non souhaitées (je parle du « livre »).
    Je crains que les commentaires laudatifs pour Solange (sans raison) et assassins à votre égard ne fassent que vous empoisonner davantage.

    Peut-être vaudrait-il mieux que vous preniez du recul.
    Non pas (certainement pas) pour « relativiser » comme j’ai pu le lire.
    Il n’y a RIEN à relativiser.
    Vous étiez concernée au premier chef.
    On vous a considérée comme quantité négligeable.
    On a estimé que vous n’aviez rien à dire, et même pas à être informée.
    « On » a eu, évidemment, tort.

    Mais pour reconstituer votre énergie, au-delà des piques, des attaques et du reste, et déterminer calmement de quoi VOUS avez besoin, quel sera votre pas suivant, pour vivre l’après.

    Ce que vous identifiez très justement comme votre solitude avec cette histoire.

    Répondre
    1. Catnatt
      ·

      @Framboise

      La voix de la sagesse 😉

      Je vais vous écouter. Vos trois derniers paragraphes me parlent particulièrement. Me touchent particulièrement. Parce que comme Laurence, je perçois une réelle bienveillance. Et que c’est une notion fondamentale pour moi.

  82. Catnatt
    ·

    Je ferme les commentaires, on a fait le tour il me semble et finir sur la bienveillance me convient assez bien

    Répondre

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